À travers la France de l'Ouest (journal)

Je suis arrivé à Kereven hier après un voyage long et compliqué mais bien amusant (amusant pour moi qui aime les trains c'est entendu, je conçois que pour d'autres ça soit carrément pénible). J'ai pris un premier TER (1) à Port-Boulet à 9h44, il avait dix minutes de retard à cause d'animaux divaguant sur les voies m'a dit le contrôleur, en fait des vaches qui broutaient les bas-cotés. Dix minutes c'était exactement le temps que j'avais à Angers pour prendre la correspondance pour Nantes: un TGV arrivant de Paris et allant au Croisic. Le contrôleur m'a rassuré en me disant qu'il y avait un autre train juste après et que cette correspondance serait assurée avec ce train là si on n'arrivait pas à rejoindre le TGV. J'avais du temps à Nantes, donc pas d'inquiétude. La rame TER était magnifique, toute neuve, confortable, avec des prises électriques pour les ordinateurs et les téléphones. Un peu avant d'arriver à Angers le contrôleur a annoncé par haut-parleur que la correspondance avec le TGV de 10h33 pour Nantes serait assurée. Parfait. Et elle l'était, nous sommes parti d'Angers avec cinq minutes de retard seulement.

Arrivée à Nantes à 11h10 et attente d'un nouveau train, un TER, pour Quimper cette fois. Train impeccable, neuf et confortable pour Quimper (du même type exactement que le premier entre Port-Boulet et Angers). Arrivée à Quimper vers 14 heures. Trois quarts d'heures d'attente pour le train de Brest, j'en ai profité pour déjeuner au buffet de la gare de Quimper — pas terrible.

Ensuite nouveau TER, le dernier, pour Brest, un peu moins bien que les deux premiers mais tout à fait correct. Je me place juste derrière le mécano qui est séparé de moi par une porte vitrée. La ligne Quimper - Brest est une petite ligne à voie unique qui louvoie dans la campagne bretonne. Les talus, typiques du coin, empêchent un peu de voir le paysage, cependant. Un deuxième mécano, qui comute et va prendre en charge un TGV à Brest (c'est ce que je l'entends dire) va rejoindre le premier mécano. Ils sont rapidement rejoins par le contrôleur. À trois dans la cabine de conduite ils bavardent gaiement, le mécano qui conduit regarde de temps en temps la voie, et ses interlocuteurs la plupart du temps. Je me demande si c'est bien réglo, ça, mais il ne loupe pas de gare, ne percute aucun obstacle et ne franchi aucun carré fermé et la VACMA ne sonne que deux fois, preuve au moins qu'il presse la pédale à intervalles réguliers. La VACMA ça veut dire Veille Automatique par Contrôle du Maintien d'Appui, il y a plusieurs sortes de VACMA mais en général sur ce type de train là c'est une pédale que le mécano doit presser à intervalles réguliers pour montrer qu'il est bien là et réveillé. S'il oublie ou est empêché de presser la pédale, une sonnerie se déclenche pour le rappeler à l'ordre. S'il ne presse toujours pas la pédale après cette sonnerie le train s'arrête tout seul. Le mécano dont le train s'arrête suite à une alerte VACMA et qui n'est ni mort subitement ni évanoui a de sérieuses explications à donner à sa hiérarchie. Mais l'incident le plus grave pour un mécano c'est le franchissement: le passage d'un signal d'arrêt obligatoire, un feu rouge ou un panneau carré à damiers rouges et blanc fermé, c'est à dire tourné face à la voie (on dit un carré fermé et on le dit comme ça même s'il s'agit d'un feu rouge). Bien que mon mécano ne fut pas trop attentif à sa route il ne commis pas de bêtises et nous sommes arrivé à Brest pile à l'heure!

Six heures pour faire Port-Boulet (Indre-et-Loire) - Brest (Finistère), par les Trains Express Régionaux, c'est vraiment pas mal et c'était le meilleur temps de route possible! Par Paris c'était une heure de plus, par Tours et Le Mans le plus court en distance, six heures aussi, mais moins sympa (enfin de mon point de vue!). Les TER Pays de Loire sont neufs et très pratiques. Les TER bretons peut-être un tout petit peu plus anciens. La régularité de ces trains était bonne dans l'ensemble. Seule ombre au tableau: le site voyages-sncf.com est incapable de me donner le parcours que j'ai pris, il m'a fallu le composer tronçon par tronçon, et j'ai pu le faire parce que je connais bien le réseau, un non initié aurait eu plus de mal.

(1) TER = Train Express Régional

The Best Magazine Articles Ever (lien)

Cool Tools: The Best Magazine Articles Ever: Kevin Kelly a rassemblé ce qui lui semblent être les meilleurs articles de magazines (en Anglais).

(Via)

Un monde sans moustiques (lien)

[Nature News] Ecology: A world without mosquitoes

Enfin une espèce animale qu'on pourrait éradiquer et avec plaisir... ah mais non ils servent de nourriture à certaines autres espèces!

Every day, Jittawadee Murphy unlocks a hot, padlocked room at the Walter Reed Army Institute of Research in Silver Spring, Maryland, to a swarm of malaria-carrying mosquitoes (Anopheles stephensi). She gives millions of larvae a diet of ground-up fish food, and offers the gravid females blood to suck from the bellies of unconscious mice — they drain 24 of the rodents a month. Murphy has been studying mosquitoes for 20 years, working on ways to limit the spread of the parasites they carry. Still, she says, she would rather they were wiped off the Earth. That sentiment is widely shared. Malaria infects some 247 million people worldwide each year, and kills nearly one million. Mosquitoes cause a huge further medical and financial burden by spreading yellow fever, dengue fever, Japanese encephalitis, Rift Valley fever, Chikungunya virus and West Nile virus. Then there's the pest factor: they form swarms thick enough to asphyxiate caribou in Alaska and now, as their numbers reach a seasonal peak, their proboscises are plunged into human flesh across the Northern Hemisphere. So what would happen if there were none? Would anyone or anything miss them? Nature put this question to scientists who explore aspects of mosquito biology and ecology, and unearthed some surprising answers.

(Via)

Derniers jours

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Avant dernier jour de vacances ici à la campagne, les proprios reviennent demain et je repars aussitôt pour Paris et de là pour Brest passer quatre jours chez Y. pour le voir et revoir les kids avant qu'ils ne repartent à Houston. Hier soir un appel téléphonique de l'État du Maine — ma nièce américaine — bien agréable d'avoir de ses nouvelles autrement que par Facebook, cependant je trouve Facebook sympa (comme Twitter) — je ne comprends pas ces gens qui râlent après Facebook ou Twitter parce que certains passent leurs temps à raconter ce qu'ils mangent ou les trivialités de leur existence, qu'est-ce que ça peut bien leur faire?

Correspondance avec RJ au sujet de Saint-Benoit-La-Forêt, qui m'inspire les posts ci-dessous. Passé beaucoup de temps à écrire et à lire ainsi qu'à arroser le jardin et faire une ballade à vélo électrique (formidable invention!) dans la campagne. J'ai une forte tendance quand je suis dans le pays de mon enfance à ressasser mes souvenirs. Par exemple je pense beaucoup à ma mère quand je suis ici, beaucoup plus que quand je suis à Paris. Quelques unes de ses tournures de langage me reviennent, ou ce qu'on pourrait appeler peut-être ses manies ou ses préjugés bizarres. Ma mère est morte quand j'avais dix ans et en fait j'ai peu de souvenirs d'elle, que des bribes, des images, des petites séquences. Cette absence de souvenirs m'intrigue et me gène, il faudrait sans doute que j'aille voir un psy pour débloquer ça.

J'avais envie d'aller faire des photos dans l'ancien camp américain, mais à vrai dire en y réfléchissant je ne crois pas qu'il en reste autre chose que des allées de béton envahies par la végétation et ici ou là les traces au sol des anciens bâtiments. Finalement je n'y suis pas allé. Et puis il faisait chaud.

J'ai trouvé une musaraigne à demi décapitée devant la maison, sans doute l'oeuvre de Samba (le chat) décidément très chasseur en ce moment.

Les Américains à Saint-Benoit-La-Forêt et à Chinon

Sautons rapidement en 1951 année où l'armée Américaine décida d'installer dans les bois à proximité immédiate du village de Saint-Benoit-La Forêt, un dépôt de matériel et un camp militaire et un peu plus loin de construire un grand hôpital militaire: le Chinon Engineer Depot et le Chinon US Military Hospital. Il y avait environ 1500 soldats et officiers et pas loin de 1000 civils Français travaillèrent de 1951 à 1967 pour l'armée US. Les Français du coin découvrirent la vie américaine et les soldats américains. Les officiers et leurs familles louèrent chez l'habitant parfois, avant que l'US Army leur construise leurs petits villages comme au pays avec des maisons typiques de la suburbia américaine des années 50 et un terrain pour le softball. Ils avaient dans le camp leur banque, leur supermarché, leur bowling, leur école, leur cinéma et leur hôpital, leur mess self-service (le PX). Certains officiers supérieurs venaient avec leurs voitures, je me rappelle des énormes caisses rutilantes qui avaient du mal à prendre nos petites rues.

Les soldats allaient parfois dépenser leur paye le jour du "pay day", dans les bars des villes du coin. La MP (Military Police) qui était autorisée à patrouiller dans la ville de Chinon était crainte par tout le monde, soldats et civils. Quand j'étais enfant j'étais particulièrement impressionné par les MP, mon souvenir en est très vif. Je les revois encore aujourd'hui, assis dans leur jeep au coin de ma rue à Chinon, des gros noirs très costauds qui mâchaient du chewing-gum d'un air nonchalant en reluquant les filles, avec un casque vert foncé et brillant sur lequel étaient peintes les lettres MP et deux bandes blanches qui faisaient le tour du casque et le colt à la ceinture.

Certains soldats US sont restés en France, d'autres ont marié une fille du coin et l'ont emmené aux States, d'autres ont fait des enfants aux filles du coin mais ne les ont pas toujours reconnus (j'avais en classe avec moi au lycée un métis qui s'appelait Jones de son nom de famille, j'ai connu aussi dans mon jeune temps un Franky Lee Pierce qui vivait avec sa mère qui était Française mais s'appelait d'un autre nom de famille, son père était retourné aux US mais l'avait reconnu).

Saint-Benoit-La-Forêt

La commune où je réside en ce moment de vacances s'appelle Saint-Benoit-La Forêt, à dix kilomètres de la ville de Chinon dans l'Indre et Loire. C'est une clairière de 3500 hectares dans la forêt de Chinon, dans laquelle s'étalent des champs, des terrains agricoles, des bosquets, des fermes et des hameaux dispersés. Il n'y a pas de village à proprement parler mais un hameau un tout petit peu plus grand que les autres où sont placés l'église, la mairie et l'école laïque. Entouré de toute part par un grand massif forestier, Saint-Benoit-La-Forêt connait un climat plutôt doux.

Saint-Benoit-La-Forêt s'est d'abord appelé Saint Benoist de la Mort, du nom du seigneur Gobert de la Mort qui possédait les terres. Gobert fut oublié mais resta le nom, on cru que son origine provenait du nom d'un marécage en forêt qui s'appelait le Lac Mort, il devint donc Saint-Benoist-du-Lac-Mort. Comme ce n'était pas un nom guilleret il devint Benoit-les-Bois à la Révolution (le "saint" avait été la proie des anticléricaux!) puis Saint-Benoit-La-Forêt en 1936, ce qui est nettement plus sympathique.

Le défrichage du coin remonterait aux Gaulois, paraît-il. L'histoire ne dit pourquoi les Gaulois défrichèrent ces terrains à cet endroit, d'autant qu'ils ne sont pas particulièrement fertiles, mais ils avaient sans doute un intérêt à le faire. Les moines bénédictins construisirent et s'installèrent dans une abbaye toute proche, l'Abbaye de Turpenay (il n'en reste quasiment rien de nos jours mais c'est un but de promenade intéressant).

La petite grosse fuite

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Je viens de lire attentivement le rapport que fait le New York Times sur les documents confidentiels sur la guerre en Afghanistan qui ont été donnés par Wikileaks à trois organes de presse, le New York Times, le Guardian et le Spiegel. À mon humble avis il n'y a pas de quoi fouetter un chat. On apprend que des civils afghans sont assez souvent tués ou blessés par erreur, que les officiels afghans qui bénéficient de notre soutien sont corrompus jusqu'à l'os ou simplement bons à rien, que les militaires pakistanais ou tout au moins les services secrets pakistanais ont des relations avec les Talibans et qu'ils leur fournissent armes et assistance d'une main tout en empochant les dollars US de l'autre main. Quand je dis "on y apprend" en fait non, on savait déjà tout cela, plus ou moins. Ce qu'on n'avait pas c'était des documents officiels le disant noir sur blanc (et encore, les Américains reconnaissent depuis longtemps que les drones font des dégâts dans la population civile et ne fonctionnent pas si bien que ça). À moins qu'on ne dégotte un secret bien juteux d'ici quelques jours (il y a quand même un bon paquet de documents) il n'y a rien là de nature à faire trembler les gouvernements. Cela n'a rien à voir, comme on peut le lire ici où là, avec les "Pentagon Papers" (sur la guerre du Vietnam) qu'avait fait sortir Daniel Ellsberg en son temps, à son grand péril, qui avaient révélé l'immense suite de mensonges des administrations américaines successives, de Kennedy à Nixon. Ici pas de mensonges révélés, des choses qu'on ne dit pas normalement ouvertement, c'est tout.

Meet the duck

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Voici l'un de mes pensionnaires. C'est une canne colvert apprivoisée. Comme on peut le constater elle est handicapée, elle a le bec mal formé et elle boite. Elle a été trouvée caneton sur le parking d'un supermarché et élevée dans le poulailler. Elle n'a probablement survécu que grâce aux gens qui l'ont recueilli sur ce parking et qui l'ont donné à ma soeur. Elle est restée circonspecte avec les humains, on ne peut pas la toucher par exemple, mais elle se laisse approcher jusqu'à ce qu'elle considère comme sa distance de sécurité, c'est à dire 30 cm à peu près. Quand on l'agace ou qu'on lui fait peur elle cancane bruyamment en hérissant ses plumes et en rentrant la tête dans les épaules. Jusqu'à la mi juin elle avait un compagnon, un canard colvert apprivoisé aussi, mais il a disparu, depuis elle est donc veuve mais elle paraît avoir très rapidement fait son deuil.

Le bouillon qui chauffe

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Ma mère disait ça quand on avait des nuages très noirs menaçant d'une grosse averse et du soleil à la fois: "c'est le bouillon qui chauffe"! Contrairement à ce qu'on pourrait penser il n'a pas plu. C'est souvent comme ça ici. Nous sommes dans une sorte de grande clairière dans la forêt. Parfois les nuages la contournent. Mais comme nous sommes au fond d'une cuvette l'eau ruisselle. Ça ne sera pas le cas aujourd'hui, pas d'orage et je ne crois pas qu'il ai plus beaucoup sur les petites collines à l'entour. C'était un ciel de traîne, pas un temps orageux. J'arrose le jardin avec l'eau du puis.

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Ballade

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Lundi, plus que deux jours ici et après retour à la civilisation. La tranquillité des lieux est ce matin troublé par des travaux sur la voie de chemin de fer, pour l'instant ils sont encore assez loin mais extrêmement bruyants et quand ils vont s'approcher de la maison (la ligne passe à 200 mètres) ça va être vraiment épouvantable. Mais heureusement ça ne va pas durer longtemps!

Hier donc déjeuné chez mon frère à 11 kilomètres d'ici, j'y suis allé en vélo électrique. Je pensais jusqu'à maintenant que le solex était le moyen de déplacement le plus efficace pour l'homme maintenant je pense que le vélo électrique est LA solution aux problèmes de transports de l'humanité! Donc allez-retour 22 km d'une petite route de campagne pimpante, d'abord traversée des bois puis des champs, les hameaux des Fontaines d'Ozon, Contebault, Le Grand Ballet, les châteaux de la Poitevinière et d'Isoré, longer le Marais de Huismes. Jolies maisons et pavillons moches. Fermes quasiment fortifiées et grandes maisons restaurées, et partout la pierre blanche de tuffeau, la pierre calcaire friable qui règne ici. Champs de tournesols, d'asperges, quelques vignes, quelques bosquets et des arbres fruitiers parsèment le paysage.

En rentrant lecture du New York Times du dimanche (on line) et d'une nouvelle western d'Elmore Leonard. Dîner d'oeufs frais pondus du matin même et d'un concombre-vinaigrette.

Life in the wild continues!

Des animaux et des hommes

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Après avoir passé la journée à dormir dans la petite maison en tissu des enfants (dite "la maison de Kiki"), le chat était d'humeur baladeuse hier soir. Je ne sais pas où il est allé mais il n'est rentré dans ma chambre que très tard. Il m'a réveillé bien sûr comme il sait le faire, en mettant son nez froid dans mon oreille en ronronnant et en soufflant. Tu dors? Oui. Bon, c'était pour savoir. Après ça il va se coucher sur la couette non loin de mes pieds et il miaule quand je lui donne par mégarde un coup de pied en me retournant dans le lit.

Il a fait un temps mitigé hier, pas de pluie mais surtout des nuages, la chaleur très agréable dans les 25°C. La nuit a été beaucoup moins fraîche que les autres nuits à cause de la couverture nuageuse et du front chaud qui est passé en fin de journée.

Maintenant la population du poulailler m'a adopté et dès que je m'approche ils s'amènent en caquetant dans l'espoir que je leur donne quelque chose à manger. J'apporte des herbes et des feuilles de salade à l'oie qui semble les apprécier énormément, hier elle a même attrapé une feuille de salade dans ma main, une première! Hier j'observais l'oie qui luttait contre la somnolence de façon assez, disons, humaine: elle était debout, le cou tendu comme à l'habitude en point d'interrogation et je voyais son oeil se fermer et sa tête dodeliner, puis elle se reprenait, rouvrait les yeux et redressait la position, pour se rendormir quelques secondes plus tard et recommencer.

J'entends toujours les faisans à l'entour de la maison, je ne les vois quasiment jamais (sauf hier deux poules faisanes que j'ai délogé en faisant mon tour du propriétaire le long de la clôture), mais je les entends toute la journée d'un coté ou de l'autre du périmètre. Les paysans du coin lâchent des faisans pour la chasse en automne, les faisans sont habitués aux hommes et sont attirés par le blé que je donne aux poules, ils rôdent donc autour de la maison tout l'été. Au crépuscule ont voit s'envoler les chauves-souris, il y en a beaucoup, une petite colonie de pipistrelles a même élu domicile dans une anfractuosité dans la pierre de la porte d'entrée de la cuisine. Les chauves-souris ne sont pas bien grandes mais il y en a des quantités. Leur vol est particulièrement silencieux et acrobatique. Elles prennent des virages en vol très serrés. Ces animaux sont fascinants, des mammifères qui volent, la nuit, silencieusement, avec des ailes en membranes entre leurs doigts allongés, pour ainsi dire palmés, dont la peau est couverte d'une fine fourrure, qui ne voient rien avec leurs yeux mais grâce à un système de sonar très élaboré et extrêmement précis, qui leur permet de chasser des insectes en vol dans le noir total, qui dorment le jour la tête en bas accroché par une patte. J'adore les chauves-souris. Il y a des dizaines d'espèces de chauve-souris mais ici il semble, selon les spécialistes, que ça soit des pipistrelles, de petites chauves-souris donc, insectivores.

Lincoln's Great Depression

[The Atlantic] Lincoln's Great Depression:

 Un article passionnant: Abraham Lincoln souffrait de dépression, ce n'est pas une information nouvelle pour ceux qui s'intéressent un peu à ce grand personnage. Il était sujet à des crises et a des pulsions suicidaires qui, de nos jours, le caractériseraient comme souffrant de dépression nerveuse. Comment alors Lincoln a pu accomplir ce qu'il a accompli c'est à dire réaliser le rêve des pères fondateurs. Cet article explique que c'est justement sa maladie et la domination de celle-ci qui lui donnèrent les outils pour sauver sa nation.

Opposing the extension of slavery on moral grounds but conceding its existence as a practical necessity, Lincoln found himself in an unenviable spot. To supporters of slavery he was a dangerous radical, to abolitionists an equivocating hack. His political party, the Whigs, was dying off, and a new organization—which eventually took shape as the Republicans—had to be built from scratch out of divergent groups. But Lincoln stayed his course with an argument that reached the primary force of narrative. The United States, he said, had been founded with a great idea and a grave imperfection. The idea was liberty as the natural right of all people. The flaw—the "cancer" in the nation's body—was the gross violation of liberty by human slavery. The Founders had recognized the evil, Lincoln said, and sought to restrict it, with the aim of its gradual abolition. The spirit of the Declaration of Independence, with its linchpin statement that "all men are created equal," was meant to be realized, to the greatest extent possible, by each succeeding generation. "They meant to set up a standard maxim for free society," Lincoln said, "which should be familiar to all, and revered by all; constantly looked to, constantly labored for … even though never perfectly attained. "This political vision drew power from personal experience. For Lincoln had long applied the same principle to his own life: that is, continuing struggle to realize an ideal, knowing that it could never be perfectly attained. Individuals, he had learned from his own "severe experience," could succeed in "the great struggle of life" only by enduring failures and plodding on with a vision of improvement. This attitude sustained Lincoln through his ignominious defeats in the 1850s (he twice lost bids for the U.S. Senate), and it braced him for the trials that lay ahead. Prepared for defeat, and even for humiliation, he insisted on seeing the truth of both his personal circumstances and the national condition. And where the optimists of his time would fail, he would succeed, envisioning and articulating a durable idea of free society.

Whatever greatness Lincoln achieved cannot be explained as a triumph over personal suffering. Rather, it must be accounted an outgrowth of the same system that produced that suffering. This is a story not of transformation but of integration. Lincoln didn't do great work because he solved the problem of his melancholy; the problem of his melancholy was all the more fuel for the fire of his great work.

Stormy skies

De toujours spectaculaires images de tornades et d'orages dans: Stormy skies - The Big Picture - Boston.com

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Bruits de la campagne

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Il fait un drôle de temps aujourd'hui, beaucoup de nuages mais pas mal d'éclaircies entre les nuages, pas de risque de pluie, non, et la température est agréable, dans les 25°C. Ce matin j'ai été réveillé vers six heures par des cris de faisans juste devant la maison. Les faisans ça fait un très vilain cri, comme une espèce de crécelle, un bruit un peu mécanique. Et puis comme je me rendormais à peine, j'ai entendu des bruits de mastication assez forts dans la chambre. Je me suis levé pour voir ce que c'était et j'ai vu le chat qui finissait une musaraigne sur le plancher au pied du lit. La nuit je laisse la porte de ma chambre qui donne sur l'extérieur ouverte pour laisser le chat aller et venir. Il était sorti de bon matin et avait chassé. Il ne fait pas ça très souvent et il n'en attrape pas très souvent, des souris, parce qu'il n'est pas chasseur dans l'âme et qu'il n'a pas beaucoup de flair. Donc c'était une bonne journée qui commençait pour lui. Il a laissé le foie de la bête sur le plancher. Ce n'est de toute évidence pas bon le foie. Mais il a intégralement mangé le reste, la peau, les os, tout. Tout à l'heure alors que je faisais la sieste sur le canapé j'ai entendu le chat ronfler — il ronfle énormément en dormant — mais j'avais beau chercher je ne voyais pas ce satané chat. Ses ronflements l'ont trahi: il était caché à l'intérieur d'une petite maison en tissu qui sert de jouer pour les enfants, s'il n'avait pas ronflé je n'aurai jamais su qu'il allait se planquer là-dedans. À part les faisans il y a des tourterelles et plein de geais, des merles aussi bien sûr. Le plus impressionnant en fait c'est le silence, le calme des lieux, là en ce moment il n'y a de bruit que le lointain ronronnement d'un avion de tourisme, très loin. De temps en temps on entend un chant d'oiseau ou de tourterelle ou bien le vrombissement d'un insecte. Une petite brise secoue les branches les plus légères des arbres sans faire aucun bruit.

A history of failures (Deepwater Horizon)

[The New York Times] Oil Rig’s Siren Was Kept Silent, Technician Says:

New details emerge describing a history of safety failures on the ill-fated rig:

An engineering expert told investigators that the crew members had incorrectly performed a critical test of emergency equipment and did not detect a dangerous “kick” of gas roughly an hour before the explosion.

Mr. Williams, who filed a lawsuit against Transocean in federal court in New Orleans on April 29, added several new details about the equipment on the rig, testifying that another Transocean official had turned a critical system for removing dangerous gas from the drilling shack to “bypass mode.” When Mr. Williams questioned that decision, he said he was reprimanded.“No, the damn thing’s been in bypass for five years,” he recalled being told by Mark Hay, the subsea supervisor. “Why’d you even mess with it?” Mr. Williams recalled that Mr. Hay added, “The entire fleet runs them in ‘bypass.’ ”

In the final weeks of drilling, supervisors were under intense financial pressure to complete the ill-fated well, several witness have testified. BP was 43 days behind schedule when the rig exploded, costing the company about $1 million a day in rig rental rates, company officials say.

Deepwater Horizon

[Houston Chronicle] Rig tech: Alarm was partially disabled:

Le témoignage d'un technicien de la Deepwater Horizon est accablant pour Transocean et par délégation pour BP. Ce technicien dit que les signaux d'alarme sonores avaient été coupés la nuit de l'éruption pour ne pas réveiller l'équipage avec de fausses alarmes...

Au bord de la mare

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À L'Essart

Je vis depuis deux jours un peu la vie de Thoreau à Walden — avec tout le confort moderne et en particulier Internet Wifi haut débit! À Walden Pond Thoreau ne vivait pas une vie d'ermite comme on pourrait le penser, il vivait seul certes mais Concord, son village d'origine, n'était pas bien loin et il y allait souvent à pied (1) pour visiter ses parents et ses amis, dont Emerson, et pour faire des vivres. De même il recevait assez souvent de la visite dans sa cabane au bord de l'étang. Ici je suis seul avec les animaux, mais il y a des voisins assez proches, mon frère habite à 11 km, une distance très faisable en vélo (et particulièrement avec le vélo électrique dont je dispose), je vais déjeuner chez lui à peu près tous les deux jours et le village où il y a une épicerie, une charcuterie et une boulangerie (et un bistrot) est à 6 km. J'apprécie cette solitude relative et surtout le grand calme des lieux, le silence épais de la campagne, je me régénère, je recharge mes batteries, je me considère même comme un privilégié de pouvoir prendre des vacances dans un tel lieu proche de la nature, à quelques mètres des bois et recevant à la fois Internet et bénéficiant des outils du confort moderne sans excès. Bien plus heureux que de passer mes vacances au Grau du Roi, à la Grande Motte ou autre lieu de villégiature qui me seraient absolument insupportables.

Je garde (si j'ose dire) la maison de ma soeur en son absence et surtout je m'occupe un peu de ses animaux: deux poules qui pondent, un petit coq nain, une canne récemment veuve, une oie bavarde et un chat très affectueux. Le chat a un comportement curieux. C'est un chat trouvé, probablement abandonné par ses maîtres d'origine. Il a très peur de l'abandon. Depuis que je suis seul ici et que ses maîtres sont partis il ne me quitte pas d'une semelle lorsqu'il ne dort pas. Pour dormir il s'est installé dans ma chambre, sur mon tas de vêtements comme s'il avait compris que si je m'en allais pour de bon j'aurais à prendre ces vêtements. Au moment ou j'écris il dort à coté de moi, sur une chaise. Il réclame souvent à manger alors que sa gamelle est pleine de croquettes. J'ai remarqué qu'il suffisait que je fasse semblant de lui donner des croquettes pour qu'il soit satisfait, qu'il mange sereinement. C'est le geste qui compte, il faut que je lui montre que je suis disposé à lui donner à manger quand il réclame et qu'ainsi il ne manquera pas, ça doit le rassurer. Il réclame des câlins et des caresses et se met alors à ronronner avec vigueur.

J'aime cette verdure, cette beauté naturelle à portée de main, le chant des oiseaux, le roucoulement des tourterelles, le criaillement des geais, les cris de l'oie, le ronronnement des insectes butineurs, l'appel du coq de temps à autre, et le bruit du vent dans les pins.

Tiens, le cri d'un faisan! Je vais aller chercher les oeufs du jour dans le poulailler.

(1) J'ai fait moi-même Concord - Walden à pieds il y a une dizaine d'années de ça, en pèlerinage sur les terres des transcendentalistes et de Thoreau en particulier, et je peux dire que c'est rien du tout à faire et une belle ballade en plus.

Ranch House Café

ranch house cafe sign

Cette image de Chris Adams (Exquisitely Bored in Nacogdoches) constitue le papier peint de l'ordi sur lequel j'écris en ce moment. Chris fait de très belles photos d'architecture et de paysage d'un Texas qui disparait peu à peu.

Route 66

[Exquisitely Bored in Nacogdoches] Route 66:

Ne manquez pas les images et les textes de Chris Adams sur son blog, il a parcouru pour nous une partie de la mythique route 66.

broken by the storm

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Restless Confederates

[The Nation] Restless Confederates:

Intéressante perspective sur la guerre de sécession, le Sud n'a pas seulement perdu parce que sa population était moins nombreuse que celle du Nord et que son développement industriel était inférieur (le Sud était en effet essentiellement rural et le Nord industrialisé), il a perdu aussi en partie à cause de la faible loyauté des gens non directement intéressés à sa cause (la préservation de l'esclavage): les gens qui ne possédaient pas d'esclaves, les femmes blanches des classes dominantes et les esclaves eux-mêmes. La préservation de l'esclavage dans les États sécessionnistes n'étaient donc pas un motif suffisant pour entrainer la majorité de la population derrière la bannière du Sud. On peut penser aussi qu'une certaine dégradation morale entraînée par la pratique de l'esclavage y est pour quelque chose.

Most scholarly history on the Confederacy has been shaped, implicitly or explicitly, by a desire to explain Southern defeat. Devotees of the Lost Cause insist that gallant Southern soldiers inevitably succumbed to the Union's overwhelming advantages in manpower and economic resources. The stronger side, however, does not always win a war, as the United States learned in Vietnam. This fact has led historians to try to locate internal causes for the failure of the quest for Southern independence. They have identified such culprits as poor political leadership, excessive individualism, desertion from the army by non-slaveholding soldiers, waning enthusiasm for the war among upper-class white women and disaffection among the slaves.

(Via 3quarksdaily.)

Luchini à la plage

C'est irrésistible, bien sûr!

images bucoliques

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Aujourd'hui à L'Essart en Touraine.

moins

Je n'ai jamais, je crois, eu beaucoup d'attirance pour les biens matériels et la consommation courante. Je dépense la plus grande part de mon argent en loisirs immatériels: restaurant et voyages, et en vecteurs d'information: pendant longtemps — mais quasiment plus maintenant — journaux, magazines et disques, et toujours livres, appareils photos et appareils informatiques me permettant d'être relié au monde à presque tout moment et de puiser de l'information. Je consomme beaucoup d'information en véritable boulimique de données et d'opinions. J'ai toujours pensé que la solution à tous les problèmes était dans les livres, qu'il suffisait donc de lire. Et comme lire était lié à l'acte d'acheter les livres je me suis longtemps focalisé sur la possession de livres comme soulagement aux pressions psychologiques de l'existence et j'ai fait de l'achat de livres une dépense compulsive. Je suis presque guéri de ce problème, presque mais pas encore tout à fait. Comme un fumeur récemment sevré désire par moment plus que tout sa chère clope, l'envie parfois me prend violemment d'acheter des livres. Ce qui m'aide à passer outre ce désir c'est que mon appartement est plein à ras bord de livres, que je ne sais plus qu'en faire, qu'ils m'encombrent et m'alourdissent et que je n'ai plus qu'une idée: m'en débarrasser. L'apparition du Kindle cependant serait bien de nature à me faire rechuter, je me contrôle encore mais à grand peine.

Donc l'information, j'aime. Envoyez à pleins tuyaux. Par contre plus ça va plus je pense à me dépouiller du maximum de biens matériels. Les biens matériels ne me rendent pas plus libres, ils m'encombrent, ils m'attachent. Ne serait-il pas mieux de les réduire au minimum de confort dans la société moderne? En restant bien sûr relié au reste du monde et aux sources d'informations via les gadgets informatiques qui me sont devenus indispensables. Plus j'y réfléchis plus je pense qu'on peut se passer d'un tas de choses et en particulier de la consommation effrénée de trucs qui ne servent à rien sinon à affirmer un statut et à calmer notre anxiété. L'informatique moderne et l'Internet et les trucs comme l'iPad et/ou l'iPhone pourraient nous y aider.

Aller à la campagne

Ce n'est pas simple d'aller à la campagne ces temps-ci. Je ne voudrais pas être déloyal envers mon employeur aussi vais-je m'abstenir d'exprimer en public certaines critiques quant à la gestion des diverses correspondances et en particulier sur la fameuse "navette" qui relie la gare de Saint-Pierre des Corps à la gare de Tours (5 km). Je dirai simplement que le voyage pour aller de mon domicile à la maison de ma soeur dans la campagne tourangelle est compliqué et qu'il pourrait l'être un peu moins avec un peu de réflexion et de recherche de confort de l'usager, bref! c'est pas mal mais l'on pourrait faire mieux encore. Mais on se félicitera d'avoir encore de nos jours des transports publics assez efficaces pour nous permettre de rallier un trou de campagne comme Saint-Benoit-La-Forêt (Indre-et-Loire) à Paris en un peu plus de trois heures tout compris. Car il faut compter d'abord une heure de métro et d'approche de la Gare Montparnasse, une heure de TGV (ça c'est formidable: il y a près de 250 kilomètres) et ensuite "la navette" entre les gares de Saint-Pierre des Corps et Tours (15 minutes), puis le train entre Tours et Ballan-Miré, car, travaux de renouvellement de la voie et du ballast oblige, le train ne va pas plus loin en été (en temps normal il poursuit jusqu'à Chinon). Il faut alors prendre un car qui vous emmène par une route étroite, bucolique et très pittoresque jusqu'à destination (trois quarts d'heures), celle-ci étant la gare de Rivarennes-Qinçay où descendent un à deux voyageurs tout au plus, les bons jours, une desserte pas vraiment essentielle qui doit coûter un max au conseil général d'Indre-et-Loire et donc au contribuable tourangeau, qu'il en soit ici remercié.

je ne veux voir qu'une tête!

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Jolie formation pour l'atterrissage à JFK cet après-midi, les ATC ont bien aligné les avions les uns derrières les autres. C'est ça le sens de l'ordre appliqué au transport aérien!

Crédit image: Flight Aware.

Trous bleus

[National Geographic Magazine] Bahamas Caves: il y a longtemps que je n'ai pas fait de plongée mais ces magnifiques photographies des trous bleus des Bahamas me donneraient presque envie d'en refaire.

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Crédit photo: Wes C Skiles, National Geographic Magazine.

Identité

Question d'identité. Suis-je Français? Indéniablement, je suis né ici, ai vécu toute ma vie en France, ma langue maternelle est le Français, je vis en France, et mon passeport est un passeport Français. Pourtant je me sens plus Européen que Français (mon passeport porte la mention "Union européenne" au-dessus de "République française" et au-delà du passeport qui l'affirme, Européen je me sens, citoyen d'un continent, plutôt que d'un petit pays étriqué) et grâce à Internet plus citoyen du "flux" (Thierry Crouzet) qu'Européen (peut-on dire net-citoyen?).

High Ground Maneuver

[Scott Adams Blog] High Ground Maneuver: Scott Adams est l'un des rares bloggeurs à trouver la prestation de Steve Jobs "géniale".
I'm a student of how language influences people. Apple's response to the iPhone 4 problem didn't follow the public relations playbook because Jobs decided to rewrite the playbook. (I pause now to insert the necessary phrase Magnificent Bastard.) If you want to know what genius looks like, study Jobs' words: "We're not perfect. Phones are not perfect. We all know that. But we want to make our users happy."

Jobs a changé le contexte, élevé le débat par une opération de rhétorique appelée, par Adams, High Ground Maneuver.
I have long had a name for Jobs' clever move. I call it the "High Ground Maneuver." I first noticed an executive using it years ago, and I've since used it a number of times when the situation called for it. The move involves taking an argument up to a level where you can say something that is absolutely true while changing the context at the same time. Once the move has been executed, the other participants will fear appearing small-minded if they drag the argument back to the detail level. It's an instant game changer.

Des gants pour les pieds

[3 Quarks Daily] The technofuture and-prehistory of toes : J'ai vu pour la première fois la semaine dernière ces étranges préservatifs pour pieds ou gants pour orteils. Analyse du design et des implications anthropologiques de ce nouveau produit dans 3 Quarks Daily, extrait:

While this is not immediately intuitive, it seems to me that Vibram’s expertise with rubber soles may in fact be central to its success with the toe-pocket design. This is because there is enormous variety in human toe forms, with the second toe sometimes being longer or shorter than the big toe, varying degrees of splay across toes and variations in the decrease of toe size from big to pinkie. The Vibram foot-glove, however, provides for an optimal pocket for each toe, while also creating an exoskeleton of sorts in rubber, which curves up and around the toe, even if it is incompletely filled. This is the central design innovation that makes the Vibram foot-glove workable in both functional as well as visual-aesthetic terms, rather like an underwire and padded bra. The technology serves to reorganize and re-form the flesh and bone of the body like an orthotic, but also to make it visible and consumable in a new way.

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Le soir

soir sur Paris et Sacré Coeur

L'été à Paris

Je comptais sortir et aller faire des photos dans Paris aujourd'hui (je suis en vacances pour trois semaines) mais je me suis rendu compte que la chaleur était invivable dans les rues entre 11 heures du matin et 19 heures (au moins) le soir. Donc si je veux arpenter la capitale c'est en dehors de ces heures où on grille. De toutes façon la lumière est trop forte et trop tranchante dans ce créneau horaire aussi. J'aime beaucoup la chaleur et le soleil, ne vous y trompez pas. Mais je reconnais que pour faire certaines choses c'est assez insupportable, pour flâner dans les rues par exemple. On ne peut pas flâner quand il fait une chaleur accablante, dans les rues de nulle part. J'en ai souffert à Londres (oui à Londres!) ou à New York. Mais pour autant je n'en viens pas à souhaiter qu'il fasse gris et triste ou froid. D'ailleurs autant j'aime la chaleur autant j'aime, mais alors énormément, la fraîcheur du soir ou un bon orage qui lave tout et rafraîchit l'atmosphère. C'est comme un verre d'eau quand on a très soif. On n'apprécie vraiment un verre d'eau fraîche que quand on a chaud et soif. Avec la chaleur c'est pareil: on n'apprécie vraiment la fraîcheur que quand il fait une chaleur étouffante.

Villes champignons en Chine

[The New York Times] China’s Instant Cities : des villes champignons poussent à la limite des mégapoles chinoises, Pékin, Shangaï, Hong-Kong. D'immenses immeubles en accordéons de béton déploient leur plis.  Un magnifique reportage photographique de Christoph Gielen et Tim Doody pour le New York Times.

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The construction sites, surrounded by concrete walls, are almost impossible to enter without a guide who knows how to get past suspicious guards. But once inside, it’s like entering a science fiction novel. Even in the middle of the night, bulldozers, cement trucks, and workers swarm the sites as muscular cranes hoist cargo to ever-greater heights. Bamboo scaffolding and mesh encase the partially built residential high-rises, giving them the appearance of gargantuan cocoons. Entire neighborhoods arise within months of groundbreaking.

Diagramme de Venn

guitar - piano - platypus - venn diagram (via catbird).jpeg guitar - piano - platypus - venn diagram (auteur inconnu)

(via pas longtemps - annexe)

La triche et la violence

[The New York Review of Books] FIFA’s Foul Play: un excellent article de Tim Parks qui dénonce la tricherie généralisée et les fautes d'arbitrage dans le football (soccer), et les intérêts financiers irrésistibles qui pourrissent ce jeu. La dernière coupe du monde de football a été particulièrement touchée par ces maux. Nombreux ont été les fautes d'arbitrages ne pouvant être corrigées en l'absence de vidéo, les joueurs se glorifiant d'avoir triché ou d'être parvenu à leur fins en trichant et la violence impunie accréditant l'idée que là aussi la fin justifie les moyens.
In the event, the grand finale was a disgrace; it also offered another pathetic “English” performance in the shape of the referee, Howard Webb. Having seen German youth outclassed by Spanish skills, the Dutch decided for spoiling tactics. That is fair enough, but their harrying and pressing came with a systematic intimidatory violence that amounted to the worst possible advertisement for football. A “filthfest,” the Guardian’s commentator called it. Webb showed plenty of yellow cards but didn’t have the courage to send a man off until the last minutes of extra time. The moment when Nigel De Jong lifted his leg high to kick his studs into Xabi Alonso’s chest and then was not shown a red card was emblematic of the mentality that FIFA has created in players and officials.

The Dutch team knew that Webb would not want to be responsible for ruining a TV spectacle with a dismissal, so they ruined the game themselves in the hope of grabbing a goal from the shambles they had created. Andres Iniesta’s wonderful strike just five minutes away from a penalty shoot-out was the tournament’s only moment of poetic justice and FIFA’s only fig leaf. On this ugly showing 2014 is rather too soon for a repeat performance.

allô?

[Joe Moran's blog] Is anybody there:
When the telephone was invented in 1876, there was confusion about what the callee should say on picking up the receiver. The contraption’s inventor, Alexander Graham Bell, suggested ‘Ahoy! Ahoy!’, as used on ships. Other early contenders included the rather brusque ‘What is wanted?’ and the arguably redundant ‘Is anybody there?’ Only in 1880, three years after the introduction of a commercial phone service in the US, did ‘Hello?’, a formulation suggested by Bell’s rival, Edison, become the standard. This word, which at the time was used like ‘ahoy’ to excite someone’s attention, may even have entered everyday language because of the telephone, since the OED’s first reference to it is from 1883.

On the phone, there is no need for the opening words to be a greeting at all – Italians say ‘Pronto’ (ready!) and the Spanish ‘Diga’ (speak!). But in the Anglophone world, the word ‘hello’ has won out over other contenders.

En France et dans les pays francophones, je crois, on dit "allô". D'après Wikipédia : "Les dictionnaires français, à la fois le dictionnaire Larousse et le dictionnaire Robert font remonter l'origine de ce mot à la déformation du mot d'origine anglo-américaine utilisé pour la mise en relation entre personnes : hallo venu de halloo, salutation prononcée au début des conversations dans le pays d'origine du téléphone. Ce « hallo » perdit ensuite son « h » pour devenir allô ou allo, la francisation de ce mot en « Allô » datant de 1890".
"Allô" ne peut donc que désigner le début d'une conversation téléphonique, il ne signifie rien dans un autre contexte.

Le plus beau bébé

[Joe Moran's blog] Rate my baby : En Angleterre en 1952 existait un concours, une parade et la remise des prix des plus beaux bébés, une tradition conçue dans une but démographique et sanitaire:
[The] infant carnivals were first staged in the early years of the last century, to encourage standards of mothercraft. They were often held in the first week of July, unofficially “Baby Week”. The babies would be examined by doctors and public health officers and judged on age, weight, general fitness and cleanliness. There was an award for best baby, but often every child who showed that they – and their parents – met general standards set by the judges would win some kind of prize, such as baby clothes, presented by the local mayor in his chain and robes.

La plupart de nos célébrations ont-elles, au moins à l'origine, un motif politique ou pratique?

Envie de Bretagne passager

Vendredi 7 aout. Le Conquet. Vue sur le Croaë.

Sur le Croaë - Le Conquet, Finistère

Shipwreck in Manhattan

18th-Century Ship Found at Trade Center Site — The remnants of a wooden 18th century ship were discovered on the site of the World Trade Center in New York City, 20 to 30 feets (10 meters) below street level. The articles in the New York Times says that "a 1797 map shows that the excavation site is close to where Lindsey’s Wharf and Lake’s Wharf once projected into the Hudson."
However "archaeologists and officials hurried to the site, not only because of the magnitude of the discovery but because construction work could not be interrupted and because the timber, no longer safe in its cocoon of ooze, began deteriorating as soon as it was exposed to air."

Celui qui ne fuit plus (pour le moment)

A welcome dry well: BP stops spill, at least for now | Houston Chronicle

Depuis jeudi et pour la première fois depuis le 20 avril, le "Macondo well" ne fuit plus. Enfin, pour un temps, le temps de voir si le puits lui-même tient le coup sous la pression du pétrole et du gaz. Si le puits n'a pas été trop mal construit alors il n'y aura pas de fuites ailleurs et on pourra l'exploiter alors comme un puits normal, ou bien l'arrêter définitivement et mettre fin à la catastrophe. Jeudi BP a posé sur la tête de puits endommagée un nouvel entonnoir et a fermé toutes les vannes (le trop-plein) de cet entonnoir, puis ils ont observé comment se comportait le puits en mesurant la pression interne. Le pétrole a arrêté de gicler par ce trou là, mais si la pression est trop forte du fait de la fermeture de l'issue principale et si le puits est mal équipé ou encore s'il a été endommagé, le pétrole pourrait s'infiltrer dans la roche et gicler ailleurs à la surface du sol ou parvenir à la surface par des dizaines de petites infiltrations dans la roche et là on montrait d'un cran vers la totale catastrophe! Donc on bouche les issues et on regarde ce que ça fait et on rouvre en cas de besoin. Et on regarde si la pression monte dans l'entonnoir. Ça s'appelle tester l'intégrité du puits. Si la pression monte c'est que le puits est solide et qu'il n'y a pas d'infiltrations dans la roche environnante, si la pression ne monte pas c'est inquiétant: ça veut dire que le pétrole va ailleurs et on ne veut surtout pas qu'il aille ailleurs parce que les fuites seraient encore bien plus difficiles à contrôler. Là, d'après BP la pression monte, donc on touche du bois, tant que ça va comme ça c'est bon signe. Pourvu que ça dure.

Warren Ellis on cannibalism and artificial meat

Loving Warren Ellis writing style, here in his Wired column : On cannibalism, very funny (in my opinion)

Now, many people are working towards the goal of what is variously called “cultured meat”, “in vitro meat” and “artificial meat”. Meat that has never been part of an animal (see wired 08.09). A collagen matrix is impregnated with cultured muscle cells, thousands of them, all derived from a single muscle cell extracted from an animal. The meat then grows over the matrix, in sheets or in blobs. There will be scenarios where the meat is “exercised” to gain the correct texture, either mechanically or through electronic stimulus. When all’s done, you have meat that’s never been cut off a living thing and has no pain or death in its production footprint. It works with fish, too -- artificial fillets have been grown from gold fish cells. Apparently it’s hideous wet muck that tastes like the first time you ate mushy peas out of a dead tramp’s arse. But still, it’s early days.

Bernard Giraudeau

Je sais c’est un peu stupide mais j’ai eu un pincement au coeur quand, ce matin au réveil, j’ai appris la mort de Bernard Giraudeau. Je ne le connaissais pas personnellement bien sûr, ne l’ayant vu que dans quelques films et lorsqu’il passait à la télévision, mais je le trouvais sympathique, pas prétentieux, pas “star” pour un sou. Je n’ai jamais lu ses livres mais il paraît qu’il écrivait bien. D’après ce que j’en savais et ce que je voyais il me semblait digne d’admiration ou de servir d’exemple de ce qu’on voudrait être, de ce qu’on pourrait être si on se donnait un peu de mal. Un bon acteur, un bon écrivain, un grand humain, voilà ce que je voyais quand je l’apercevais à la télé ou au cinéma. Un grand humain qui meurt du cancer à 63 ans ça contrarie.  Après, la vie continue, hein, mais un tout petit moins riche et un tout petit peu plus triste qu’avant!

J’ai ressenti la même chose à la mort de Bernard Rapp. Ces deux là, Rapp, Giraudeau, avait pas mal de choses en commun je crois. Au moins un charme ravageur, mais aussi des qualités humaines.

Dans les bois

sous-bois

Dans les bois - Forêt de Chinon, Indre-et-Loire

Links for today

¶ Are we witnessing the emergence of the global brain? Is the Internet weaving the human race into a giant superorganism? Two brilliant articles by Robert Wright: Building One Big Brain and With Liberty and Connectivity for All.

¶ Don't miss the wonderful graphics in the New York Times about the Macondo Oil Spill : Methods That Have Been Tried to Stop the Leaking Oil, the brilliant maps in How Much Oil Is on the Gulf Coast and the very interesting Investigating the Cause of the Deepwater Horizon Blowout.

Russian Spies and Strategic Intelligence (Stratfor): about the trade of intelligence gathering today, in the light of the recent Russian spies story.

¶ No Easy Tech Explanation for What Caused Wall St. 'Flash Crash' (The Atlantic): it was probably not a computer bug after all but a more worrying (in our opinion) reason: complexity. Complex systems fail in "cascading effects of multiple factors".

The Banning of the Niqab in France: Legal and Cultural Perspectives (The International Jurist) : a thoughtful legal opinion, for my American friends.

Je me souviens #1

Je me souviens de Laurent Fignon.

Je me souviens que j'aimais bien Laurent Fignon parce qu'il portait de petites lunettes rondes de nerd et pourtant il était coureur cycliste.

Je me souviens que j'ai été voir l'arrivée du Tour de France 1983 sur les Champs Élysées pour la première victoire de Laurent Fignon dans cette course et que je l'ai vu dans le peloton et plus tard sur le podium.

Je me souviens qu'au classement général du Tour 1989, Fignon a été battu de huit secondes par Greg LeMond.

Je me souviens de la mort de Tom Simpson dans la montée du Ventoux lors du Tour de France, la veille du 14 juillet 1967, et des images de son évacuation en hélicoptère, à la télé en noir et blanc, chez les Choimets à Saint-Brévin.

Je me souviens que Roger Pingeon a gagné le Tour de France en 1968.

Je me souviens du 14 juillet 1998 et de l'euphorie qui régnait alors sur le pays suite à la victoire des Bleus à la Coupe du Monde de foot le dimanche précédent.

Je me souviens du défilé de Jean-Paul Goude le 14 juillet 1989, le plus chouette défilé du 14 juillet de mémoire d'homme.

Épis de blé

épis de blés

Épis de blé - L'Essart, Saint-Benoit-la-Forêt, Indre et Loire

Five short links

¶ BBC - BBC Internet Blog: BBC World Cup 2010 dynamic semantic publishing:

This post explains how the BBC World Cup 2010 website used the Semantic Web to create its pages.

¶ How Microbes Defend and Define Us - NYTimes.com

A bacteria transplant can save your life.

¶ 5 Ways Social Media Helps Promote Good Health

Examples of online services, platforms or projects that are working to provide means for patients and citizens to share their experiences.

¶ Short attention span theater: narrative and models of interaction – Nieman Storyboard:

Online spaces are often considered in opposition to real-life communities, and suffer in the comparison. But it’s not so much that online community should be measured as a poor substitute for something more “real” – it is more that we use every space in which we interact as a location for community, and we use every available technology to do it – whether that technology is bricks and mortar, the Internet, the printed page or even language itself. The larger context for narrative includes not just the stories, or the tellers, but of course the listeners. Ideally, a story finds or activates a large audience engaged with the issues; in an interview with the Harvard Business Review, Jane Goodall touches on the importance of storytelling in changing both attitudes and behaviors.

So it’s not a single story we need to be looking at – it’s related stories, too, as well as the places where stories are collected and accessed. And we need to look at how people are using those places, and how we might better activate the narrative potential of all user behaviors, including some that may not seem to be directly relevant.

In other words, small increments, doled out consistently over long periods of time, can accumulate to — in *some cases — significance. Of course this does not happen with every interaction, every storyline, or every online experience. But it is happening. Within our short attention span theater we may be building long-term networks—and rehearsing new models for long-form storytelling.

¶ Nurture » Catastrophe Thinking:

Do not deny the brutal facts before us, but know that you see those facts through a filter of the story you are telling yourself (and others) about the world. You can transform that story and see those facts in a fresh light – from a different vantage point. Turn on the thrivability light, and recognize that life gives rise to more life. Never before in human history have we known a greater wealth of possibility.

Les rouge-gorges peuvent voir les champs magnétiques

Robins can literally see magnetic fields, but only if their vision is sharp | Discover Magazine:

Some birds can sense the Earth’s magnetic field and orientate themselves with the ease of a compass needle. This ability is a massive boon for migrating birds, keeping frequent flyers on the straight and narrow. But this incredible sense is closely tied to a more mundane one – vision. Thanks to special molecules in their retinas, birds like the European robins can literally see magnetic fields. The fields appear as patterns of light and shade, or even colour, superimposed onto what they normally see.

Jonathan Ive on the design of the iPhone 4

Core77 speaks with Jonathan Ive on the design of the iPhone 4: Material Matters - Core77:

"While [design schools today may have] sophisticated virtual design tools, the danger in relying on them too much is that we can end up isolated from the physical world," he says. "In our quest to quickly make three-dimensional objects, we can miss out on the experience of making something that helps give us our first understandings of form and material, of the way a material behaves--'I press too hard here, and it breaks here' and so on. Some of the digital rendering tools are impressive, but it's important that people still really try and figure out a way of gaining direct experience with the materials."

Kevin Kelly on screens and reading

Reading in a Whole New Way | Kevin Kelly | Smithsonian Magazine:

Today some 4.5 billion digital screens illuminate our lives. Words have migrated from wood pulp to pixels on computers, phones, laptops, game consoles, televisions, billboards and tablets. Letters are no longer fixed in black ink on paper, but flitter on a glass surface in a rainbow of colors as fast as our eyes can blink. Screens fill our pockets, briefcases, dashboards, living room walls and the sides of buildings. They sit in front of us when we work—regardless of what we do. We are now people of the screen. And of course, these newly ubiquitous screens have changed how we read and write.

The first screens that overtook culture, several decades ago—the big, fat, warm tubes of television—reduced the time we spent reading to such an extent that it seemed as if reading and writing were over. Educators, intellectuals, politicians and parents worried deeply that the TV generation would be unable to write. But the interconnected cool, thin displays of the second wave of screens launched an epidemic of writing that continues to swell. The amount of time people spend reading has almost tripled since 1980. By 2008 more than a trillion pages were added to the World Wide Web, and that total grows by several billion a day. Each of these pages was written by somebody. Right now ordinary citizens compose 1.5 million blog posts per day. Using their thumbs instead of pens, young people in college or at work around the world collectively write 12 billion quips per day from their phones. More screens continue to swell the volume of reading and writing.

Will Wright on TED

Will Wright makes toys that make worlds | Video on TED.com: (via)

But basically, the reason why I make toys like this is because I think if there's one difference I could possibly make in the world, that I would choose to make, it's that I would like to somehow give people just a little bit better calibration on long-term thinking. Because I think most of the problems that our world is facing right now is the result of short-term thinking, and the fact that it is so hard for us to think 50, 100 years, or 1,000 years out. And I think by giving kids toys like this and letting them replay dynamics, you know, very long-term dynamics over the short term, and getting some sense of what we're doing now, what it's going to be like in 100 years, I think probably is the most effective thing I can be doing, probably, to help the world. And so that's why I think, personally, that toys can change the world.

Pour les francophones et étant donné que Will Wright parle à toute vitesse, vous pouvez afficher les sous-titre en Français: cliquez sur "view subtitles" et choisissez la langue Française.

W. S. Merwin

Le poète W. S. Merwin a été choisi par la Bibliothèque du Congrès comme United States Poet Laureate pour les années 2010 - 2011. W. S. Merwin a 82 ans et vit à Maui (Hawaï). Il fait suite à ce titre à Kay Ryan (2008-2010), Charles Simic (2007-2008), Donald Hall (2006-2007), Ted Kooser (2004-2006) pour ne citer que les plus récents.

Escher in Oil

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Bravo à Françoise Mouly pour le choix de la couverture du New Yorker de cette semaine, par Bob Staake, illustrant le drame de la marée noire de Deepwater Horizon sur un thème de Escher. Une des meilleures couves de ce magazine qui pourtant les collectionne.

Chaud!

Cétoine dorée

Cétoine doré - Forêt de Chinon, Indre-et-Loire

Il est près d'une heure du matin et il fait encore 27°C à Paris. La température sous abri a monté aujourd'hui jusqu'à 32°C, imaginez au soleil! Il a donc fait une chaleur à crever, littéralement. Ça m'étonnerais que ça descende en dessous de 24 cette nuit et il n'y a pas un pet de vent. C'est donc la canicule. les dog days of summer (même origine). Les orages ne sont pas prévus avant samedi.