le battement d'une aile, quelque part...

Houston  Museum of Science


Parfois on a un problème, un petit problème un peu gênant, qui ne vous empêche pas de vivre mais qui vous agace parce qu'on y pense tout le temps et on a beau le retourner cent fois dans la tête on n'arrive pas à trouver la solution. Cette solution est pourtant assez simple généralement. C'est un peu comme si on était dans une pièce dont on n'arrive pas à trouver la sortie bien que la porte soit grande ouverte devant nous. Quand on trouve cette solution, tellement évidente, tellement simple, tellement à portée de main on se trouve un peu bête de ne pas y avoir pensé plus tôt. Un problème comme un de ceux là me taraudait aujourd'hui et il a juste fallu que j'en parle à quelqu'un pour que cette personne me suggère une solution ultra-simple à laquelle je m'en veux de ne pas avoir pensé plus tôt. Je m'en veux un peu mais surtout je suis soulagé. C'est bizarre ces choses là.

suburban

Downtown Houston


Une petite vue, prise d'une voiture, du centre-ville de Houston. Comme la plupart des grandes villes américaines et à la différence des grandes villes françaises les centres (downtown) sont consacrés aux affaires, aux administrations et aux bureaux, personne n'y vit vraiment (seuls les sans abris y campent). La vie domestique est entièrement dans les banlieues qui s'étendent à perte de vue. Les classes moyennes vivent dans des lotissements (subdivisions) assez homogènes, avec des règlement intérieurs parfois assez stricts quant à l'entretien des maisons et à leurs aspects. Les classes sociales moins fortunées vivent dans des maison en bois (la plupart des maisons sont en bois ou en contreplaqué, même les grandes baraques qui ressemblent à des manoirs, le plus souvent l'extérieur est plaqué de briquettes ou peint) dans des états plus ou moins graves de délabrement, accentué par le passage de Ike en Octobre dernier (bâches sur les toits, murs parfois un peu de guingois). Il y a aussi de petits immeubles d'appartements qui ne dépassent pas deux ou trois étages. Les tours de verre sont pour les bureaux, les hôpitaux, etc. Un réseau d'autoroutes sillonne la métropole, on ne voit guère d'habitations depuis les autoroutes mais des centres commerciaux et les enseignes des grandes franchises : Target, Home Depot, Best Buy, Ikea, Wal Mart, Sport Authority, HEB, des restaurants et en particulier les chaînes de fast-food.Tous les types de commerces se mélangent et tout est toujours semblable, il n'y a presque aucune différence d'aspect extérieur entre le cabinet d'un dentiste et un salon de beauté, entre un restaurant et une boutique de réparation d'ordinateurs.

Hier nous sommes allé à Kemah, une station balnéaire sur la côte, près de Galveston. Ike a dévasté cette partie de la côte basse et très exposée aux ouragans. Les maisons du bord de mer, construites sur pilotis pour la plupart ont été en grande partie détruites mais, en à peine trois mois, un certain nombre ont déjà été reconstruites et s'élèvent de nouveaux, pimpantes et fraîchement repeintes, à coté des celles qui ne sont plus qu'un tas de gravats ou celles qui sont encore plus ou moins écroulées. La plupart des gravats ont été évacués mais un certains nombre de gens vivent encore dans des caravanes plantées dans leurs jardins devant leurs maisons à moitié détruites. Tout de même, Kemah semble en bonne voie de reconstruction, jusqu'au prochain ouragan. C'est une très jolie petite ville, ou plutôt c'était manifestement une très jolie petite ville avant le passage de Ike, aux jolies villas peintes de couleurs vives, à l'atmosphère de villégiature et de loisirs marins.

quelques mots sur Houston

Houston est la quatrième ville des USA avec 5,6 millions d'habitants dans sa métropole. En 1836 les frères Augustus Chapman Allen et John Kirby Allen profitèrent de la toute nouvelle indépendance du Texas pour acheter 27 km2 de terrain pour y fonder une ville le long du Buffalo Bayou et baptisèrent cette future ville du nom du président de la République du Texas le général Sam Houston, vainqueur de la bataille de San Jacinto qui venait de se dérouler à quelques kilomètres de là et par laquelle le Texas venait de se libérer des Mexicains. Les frères Allen étaient des aventuriers et des entrepreneurs qui pensaient que leur achat fructifierait et devienne la nouvelle Nouvelle Orléans. Ils établirent un port sur le bayou et la ville devint un centre important d'exportation du coton. Tant que le coton fut roi Houston ne cessa de grandir, toutefois la guerre de sécession mis un bémol à cette croissance. L'arrivée du rail et la découverte du pétrole redonnèrent un coup de fouet à l'économie locale. Pendant la deuxième guerre mondiale l'industrie de l'acier, les chantiers navals et la pétrochimie devinrent les principales productions. Aujourd'hui Houston est au top de la recherche médicale (les gens viennent de tous les Etats Unis se faire soigner à Houston) et des biotechnologies; les grandes compagnies pétrolières ont leur siège à Houston et le secteur de la pétrochimie est énorme (il faut voir les immenses raffineries sur la route de Galveston); sans oublier la NASA au Johnson Space Center qui fait vivre tout le secteur de l'aérospatiale; la ville compte des universités de premier plan (surtout dans le domaine médical) et un port. Sur le plan culturel on peut trouver de très beaux musées d'art et des galeries réputées, un orchestre philharmonique, une académie de danse, un opéra, un musée des sciences naturelles, un zoo. Sur le plan sportif la ville a une équipe de base-ball pro : les Houston Astros qui jouent dans un stade avec dôme ouvrant : l'Astrodome; en NBA (basket) les Houston Rockets (que j'ai vu jouer hier soir à domicile au Toyota Center), en NFL (football américain) les Houston Texans ont succédé en 2002 à la franchise des Houston Oilers qui avait traîtreusement émigré à Nashville (Tennessee) pour devenir les Tennessee Titans en 1999; en soccer (football européen) ce sont les Houston Dynamos (qui font partie de la MLS — Major League Soccer). La démographie est plutôt cosmopolite avec 50% de blancs et 25% d'afro-américains, 37% de la population est d'origine hispanique, la population d'origine vietnamienne est l'une des plus importantes des USA et les Nigérians d'origine forment une grande partie de la communauté noire.

Il parait que le climat de Houston est l'un des pires du Texas. Chaud et humide toute l'année, avec une prédilection pour les pluies torrentielles provoquant des inondations. Cependant il est rare qu'il gèle l'hiver. L'ouragan n'est qu'occasionnel, comme les tempêtes tropicales, mais toujours dévastateur. L'air conditionné est de rigueur.

in South Texas (in winter as you can see)

old town spring

road

un job qui me plairait

SCOUTING NY:
"I work as a film location scout in New York City. My day is basically spent combing the streets for interesting and unique locations for feature films. In my travels, I often stumble across some pretty incredible sights, most of which are ignored every day by thousands of New Yorkers in too much of a rush to pay attention.

As it happens, it's my job to pay attention, and I've started this blog to keep a record of what I see."

Humm, après Houston ces vacances de Noël, au printemps je fonce à New York City ! I need it !

spanish moss

Brazos Bend State Park

Le lichen qui pend des arbres dans le Sud du Texas et qui donne cette atmosphère "old south" à la scène bucolique par ici, n'est pas, comme je le croyais, du kudzu mais du "spanish moss" (voir la photo ci-dessus).

shop 'till you drop

Un peu de repos, si j'ose dire mérité. Ce matin les grands parents sont partis vers une autre partie des Etats Unis, vers Boston et le Maine, ça va leur faire un changement de température.

Donc ce matin nous sommes devant nos écrans, les filles sont parties faire du shopping, les enfants jouent calmement, le temps est toujours gris, les petits écureuils gris d'Amérique sont très occupés par le distributeur de graines de tournesol dans le backyard. Je suis un peu enrhumé et j'ai toujours mal au genou, je boite bas mais j'essaie de ne pas me plaindre et de faire bonne figure, ce qui n'est pas trop difficile heureusement. À part les brusques écarts de température le temps ici est assez constant, gris, chaud et très humide (on m'a dit qu'hier il y avait 97% d'humidité à l'extérieur). Nous déjeunons souvent "à la cantine" un magasin d'alimentation qui fait aussi restaurant et où on peut manger autant qu'on veut pour un forfait de $10 par convive : il y a beaucoup de choix, les produits sont sensés être bios et équitables (bon pour notre mauvaise conscience, ça) et tout est délicieux. J'ai goûté un beurre de cacahuètes avec du miel, assez formidable.

Je reste très intéressé par la pub sur les billboards qui bordent les routes : en premier viennent les pubs pour les cliniques médicales, les spécialistes des genoux, du syndrome du canal carpien, les dentistes, les cliniques spécialisées dans le cancer, l'obésité, la chirurgie esthétique, ici on vous propose constamment de vous faire soigner, la santé est un marché comme un autre et plus le niveau de vie est important plus il y a de fric à se faire; les pubs pour les casinos qui annoncent qu'ils ont un programme spécial pour les joueurs invétérés; les pubs pour les avocats spécialisés en responsabilité civile, en assurances, en immigration; les pubs pour les programmes d'économie d'énergie sponsorisés par... Chevron; les pubs pour les Alcooliques Anonymes et l'Armée du Salut.

Le long de la 59 (pour aller à Hermann Park, au zoo par exemple) on passe près de l'église géante du télévangeliste Joel Osteen (dont la compagnie est Joel Osteen Ministries, qui vend des ouvrages du réverend (livres, CD, DVD) dans le monde entier. Joel Osteen, le pasteur, qui a succédé en 1999 à son père, achète des slots de 30 minutes à la télé pour faire son prêche dominical, il a ses sept millions de téléspectateurs à qui il s'adresse depuis son église de Lakewood à Houston (capacité : 16 000 paroissiens, construite exactement comme un stade de basket) et son show (pardon, son prêche) est diffusé dans le monde entier (sur MSNBC en Europe). Joel Osteen est plus un homme d'affaire et un promoteur de la pensée positive qu'un théologien, il n'est guère charismatique, il se réfère très peu à la Bible qu'il tient pourtant constamment ouverte près de lui. De son aveu même il se voit plus comme un "life coach" qu'un leader spirituel. Il est toujours, dans ses prêches, accompagné par sa femme, qui ressemble à Cindy McCain. Sa petite entreprise ne connaît pas la crise (d'ailleurs il prêche le prosperity gospel : la richesse et la prospérité sont sensé être la récompense du chrétien fidèle).

Ici les dentistes, les médecins, les pédiatres, les kinés, les radiologues, les laboratoires d'analyse ont pignon sur rue au milieu des autres enseignes commerciales, à coté d'un coiffeur, d'une manucure et entre une agence immobilière et un prêteur de caution (bail bond). Rien ne les différencie du salon de beauté d'à coté. Les pharmacies sont des supérettes. Les multiples instances du même hôpital s'étendent aux quatre coins de la ville (Memorial Hermann semble tenir le haut du pavé en matière de succursales hospitalières). Ici, dans l'ouest de la ville, on est en train de construire une passerelle couverte entre l'hôpital et le Target, sans doute pour que les malades ou leurs visiteurs puissent aller faire plus facilement leurs courses, possible que Target a passé un deal avec Memorial Hermann à ce sujet.

Avant-hier nous avons fait une ballade à Brazos Bend State Park un très joli coin dans les bayous, avec de beaux arbres d'où pendouillent les lichens (kudzu?), des alligators qui vaquent à leurs affaires en liberté, un armadillo de rencontre pas du tout effrayé par les humains, le vol des vautours comme dans les westerns bien que le décor fasse vraiment Sud profond, Tara et toutes les images que nous avons dans le cortex à propos du Sud des plantations (moins les maisons). C'est la première fois que je me promène en tee-shirt le jour de Noël. Sans compter l'observation des 'gators in the wild !

Je me suis acheté une montre, deux paires de tennis (magnifiques et pas cher, je ne supporte que les tennis aux pieds, le port de chaussures de ville est un véritable calvaire) et divers sportswears. Je suis tout sauf sportif mais j'aime bien les vêtements "de sport".

Brazos Bend State Park (Texas)

Brazos Bend State Park


Brazos Bend State Park

and a Merry Christmas !

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Cette magnifique iguane du zoo de Houston et moi-même vous souhaitons un joyeux Noël.

Très beau zoo à Houston d'ailleurs avec un beau vivarium. Et puis partout cette gentillesse, cette amabilité, cette sociabilité américaine. Ici quand vous arrivez à la caisse avec vos achats on vous demande d'abord si vous avez apprécié le magasin, si vous avez trouvé ce que que vous cherchiez, si le choix vous a plus et s'il y a quelque chose que vous voudriez voir modifié dans le magasin. Ce sont des questions rhétoriques bien sûr et peu d'importance est accordée aux réponses, n'empêche, ça met de l'huile dans les rouages et c'est agréable. Tout le monde vous souhaite un joyeux Noël avec de grands sourires.

Je me suis plongé dans Gravity's Rainbow à mes moments de lecture (rares), ce n'est pas sensé être une lecture de voyage mais je l'apprécie énormément en ce moment où j'ai parfois besoin de m'isoler avec moi-même pour dégager de la pression des pairs !

Les vacances vont rentrer dans une deuxième phase, plus calmes je pense. Samedi soir nous allons voir un match de la NBA au Toyota Center (Houston Rockets contre Utah Jazz), gros fun en perspective.

Nous avons visité les beaux quartiers de la ville, Memorial, Piney Point Village, Briar Grove et Hunters Creek Village (clin d'oeil à l'ami R J Keefe), belles maisons, illuminations de Noël, tout n'est que luxe, calme et beauté...

Passez un bon Noël, amis, allez dans la Beauté.

tropical christmas

Il est difficile de penser que nous somme la veille de Noël. Le vent est de sud et chaud, il fait 25°, nous sommes en tee-shirts, il vient de tomber une grosse averse orageuse, le ciel est gris mais clair. Ici le climat est étrange, il peut faire très chaud et très froid dans la même journée. Il y a tout le temps du vent et l'air est très humide.
Hier soir il paraît qu'il y avait un raton-laveur devant la maison, j'aimerais bien en voir des racoons, je n'ai pas vu celui-ci, j'aurais sans doute la chance d'en voir une autre fois. Pas vu d'opossums non plus, pourtant il paraît qu'il y en a beaucoup qui viennent fouiller les poubelles, pas vu de tatous (armadillos) non plus. Par contre j'ai vu quelques écureuils acrobates et des tas d'oiseaux inconnus.
On se lève de bonne heure poussés par le décalage horaire, ambiance familiale bien sympa avec plein de petits enfants qui courent partout, heureusement que la maison est grande.

urban sprawl

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J'aime bien me promener en voiture dans la ville et faire des photos sans quitter mon siège. Dans une métropole aussi étendue que Houston se promener en voiture est particulièrement amusant et dépaysant. Le pays est plat, totalement plat, plus plat que la Beauce, pas la moindre colline en vue. Les arbres sont des résineux, des pins et des chênes verts locaux bizarrement contournés, ce sont des arbres à feuilles persistantes ce qui fait que l'hiver est encore vert et feuillu. La platitude de l'environnement fait que les quelques gratte-ciels du centre ville se voient de très loin. Pour le reste ce n'est que maisons individuelles, centre commerciaux, petits immeubles d'habitation de 4 étages maximum, banlieues à perte de vue reliées entre elles par des autoroutes. Ça ressemble beaucoup à Los Angeles mais sans les collines et les montagnes au loin comme à LA. Les maisons sont toutes en bois, souvent plaqué de briquettes, les quartiers des classes moyennes se distinguent des autres par leur harmonie stylistique relative. Les rues sont larges et très feuillues. Les pavillons proprets.
Au chapitre touristique nous avons visité le Science Museum, vu Irving Berlin's White Christmas au Hobby Center for the Arts, les grands parents ont écouté l'Alléluia de Haendel au Philarmonic Orchestra, les autres ont fait des emplettes dans un gigantesque mall. Aujourd'hui nous allons au Johnson Space Center. Houston semble tourné vers le family fun.

Houston, Texas



Musique à jouer en lisant ce billet !

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Nous sommes quelques jours avant Noël et les rues sont décorées de sapins et de guirlandes, quelques personnes se baladent avec des bois de rennes sur la tête ! Houston est une ville de l'Ouest où l'automobile est indispensable et reine, les autoroutes s'étendent et se croisent à l'infini. Le centre est partout et la périphérie nulle part, enfin si, il y a downtown et ses grattes ciels, mais c'est un centre administratif qui ne fonctionne que le jour et qu'en semaine. Pour faire la moindre course on prend la voiture et chaque maison en a plusieurs (voitures) parfois alignées devant les maisons comme à la parade. Ici l'automobile se porte grosse, grande et rutilante, le tas de boue est rare, le "monster car" fréquent. Chevrolets Suburban, Dodges Silverado sur les freeways, doublent à droite, à gauche, empruntent les feeders et les bretelles d'autoroutes funambulaires. Billboards un peu partout vantant les mérites de tel ou tel médicament, restaurant, hôpital. Abondance des grandes surfaces le long de l'autoroute, car dealers aux drapeaux américains de 50m2 de tissus claquants fièrement dans le vent, au détour d'une rue un peu louche un pawn shop (prêteur sur gage) miteux.

Je me sens comme dans un film de Wenders, et ce n'est pas étonnant, Paris-Texas se passait en partie dans cette métropole.

easthouston.jpg

Texas

Arrivé depuis quelques heures à Houston, respirant l'air américain de nouveau, heureux d'être là. J'ai retrouvé ma petite famille. Il n'y a plus trace de Ike. Le temps est gris et doux, le quartier où nous sommes est magnifique, plein de belles maisons et plein d'arbres à quelques centaines de mètres au nord de la I10 à l'ouest de Houston. la maison est superbe et grande. Il y a un IHOP pas loin (je l'ai déjà repéré)!
Le vol Air France était très bien mais que c'est long et pénible de prendre l'avion (au moins en classe tourisme).

j-1,5

Bon, je crois que je n'aurai pas le temps de bloguer ni aujourd'hui ni demain, donc je vous retrouve au Texas d'où j'ai bien l'intention de vous tenir au courant de mes aventures au pays de JR.

See you on the other side.

petit journal (suite)

Mercredi : pas de travail aujourd'hui, j'ai pris ma journée pour faire du rangement et nettoyer chez moi. La Prime de Fin d'Année a été virée sur mon compte en banque, bon, je ne suis plus fauché! Journée bien occupée mais je suis content d'avoir fait du ménage dans ma tanière. Crachin, un peu moins froid. En allant faire quelques courses j'ai glissé sur de la graisse humide et j'ai bien failli me casser la figure mais je me suis rétabli magnifiquement, toutefois je me suis refait mal au genou. S et P arrivent vers 17 heures. Nous allons dîner chez Higuma. Pas eu le temps de lire.

Mardi : arrivé tard au travail (encore), fait des cartes toute la journée enfermé dans ma bulle pour m'isoler des autres. Parlé de la guerre de Sécession à midi, à table, avec les collègues (non, plutôt donné une sorte de conférence improvisée sur la guerre de Sécession, à table...). Petite nervosité croissante en vue de mon départ prochain mais le soir chez moi : joie et sérénité. Hiver, gris, froid. Toujours fauché. Lecture d'Ivan Illich.

le petit journal

Lundi : arrivé au travail tard, parti du travail tard. Déjeuné dans un petit restaurant près de la gare de l'Est, bon rapport qualité-prix mais comme le prix était bas le goût était faible, à mon avis. Morosité confinant à la déprime toute la journée, sans raison bien sûr. La Prime de Fin d'Année n'est pas encore tombée, en conséquence je suis fauché comme les blés. Pensé à la phrase de Mamo : "quand tu n'as plus que 100 balles pour finir le mois tu t'achètes des blondes et tu prends le taxi", comme défi au destin. Froid glacial. Je vais lire Ivan Illich, tiens.

Dimanche gris et brumeux dans le ciel et dans ma tête. Tâches ménagères, internet, lecture, sieste trop longue, pas mis le nez dehors. Envie de dormir tout le temps sauf évidemment le soir au moment de se coucher. Content tout de même d'avoir blogué et trouvé quelques petites pépites sur le web. Lu un grand bout de "L'Homme spatial" de Michel Lussault.

Samedi : pluie et froid, levé tard, fait des courses pour survivre. Tâches ménagères. Internet, flemme et lecture. Fatigué, mal au ventre et au genou droit de temps en temps. Vu Denis Podalydès parler de la voix, des relations entre la voix et la psyché, son livre : "Voix off" vient de recevoir le prix Médicis de l'essai. Le soir Nicolas Canteloup parle aussi de la voix, de l'imitation et du corps. Coïncidence. Lu Michel Serres mais n'ai pas compris grand'chose.

Muticolor Flickr Search

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Multicolr Search Lab - Idée Inc.: Chercher par couleur dans Flickr. Awesome !

pensées en vrac

C'est la première fois que je rêve que je blogue à propos d'un rêve.

Énergie au niveau zéro : sieste trop longue suivie d'une gueule de bois. Vague migraine et acouphènes.

Dimanche gris sombre de décembre, pluie toute la journée, crépuscule à 16 heures, nuit à 17. Un jour à ne pas se lever.

des vies minuscules

Je pense à mon collègue et ancien copain C. qui est mort cet été d'une tumeur au cerveau. Quand il a appris qu'il avait une tumeur dans le crâne il a renvoyé illico son téléphone mobile "de service" dont il se servait beaucoup pour son travail. Je ne sais pas si c'est ça qui a entraîné son mal, bien sûr, mais si c'est ça, c'est très ironique : C. détestait tous les gadgets modernes et ne parlait que très peu. Il a été malade un an et demi, et puis il est mort, silencieusement, comme il avait vécu. C'était un des types les plus modestes et effacés que j'ai pu rencontrer. Il ne parlait jamais de lui. On pouvait travailler avec lui pendant longtemps, le fréquenter même un peu en dehors et ne rien savoir de lui : jamais il ne racontait sa vie, son passé, son enfance, ce qui l'émouvait ou ce qui le mettait en colère. Il vivait avec modération. Il aimait le rugby et allait soutenir le XV de France. Il avait des copains supporteurs qu'il ne voyait jamais en dehors des matchs et des troisièmes mi-temps bien arrosées. Il allait à la pêche le week-end, seul, et ramenait des poissons parfois le lundi, au bureau, qu'il donnait aux collègues. Il aimait la photo (argentique bien sûr) et il partait dans des voyages organisés lointains pour photographes de nature, une fois par an. Il a été au Canada, en Écosse, mais il n'en parlait que très rarement et encore il fallait lui poser des questions. Il ne montrait ses photos à personne (ou peut-être à ses parents, il avait encore ses parents, très âgés, il allait chez eux tous les week-ends, ils étaient encore là lorsqu'il est mort). Il aimait les livres sur le rugby, sur la nature et sur la deuxième guerre mondiale. Juste avant de tomber malade il s'était acheté une maison, un pavillon de banlieue, près de Paris. Il vivait seul et le regrettait. Tous ses collègues l'adoraient. Le jour de son enterrement il y avait six ou sept membres de sa famille proche et plein des collègues ou d'anciens collègues. Ses copains de rugby étaient tous d'anciens collègues. Pendant quelques temps nous avons couru ensemble, on faisait deux ou trois fois le tour des étangs de la Minière, derrière mon ancien logis, à Guyancourt. Nous avons passé quelques jours sur le canal de Nantes à Brest aussi, j'avais loué une pénichette et il était venu faire des photos (que je n'ai jamais vues). Il m'avait fait visiter les plages du débarquement et le cimetière de Colleville. Mais bizarrement j'ai toujours eu l'impression de mal le connaître. Les derniers temps il s'était éloigné et moi aussi, je ne le voyais plus que très rarement, même s'il travaillait dans un bureau assez proche du mien. D'une certaine façon je n'arrive pas à réaliser qu'il est mort.

le clip du dimanche



Katie Melua, Eva Cassidy - What A Wonderful World

un texte de Baudrillard

Dans un texte de Baudrillard sur la montée de Le Pen, datant de 1997, découvert grâce au blogue Anthropiques:
La vraie question devient alors : ne peut-on plus l''ouvrir' de quelque façon, proférer quoi que ce soit d'insolite, d'insolent, d'hétérodoxe ou de paradoxal sans être automatiquement d'extrême droite (ce qui est, il faut bien le dire, un hommage rendu à l'extrême droite) ? Pourquoi tout ce qui est moral, conforme et conformiste, et qui était traditionnellement à droite, est-il passé à gauche ? Révision déchirante : alors que la droite incarnait les valeurs morales, et la gauche au contraire une certaine exigence historique et politique contradictoire, aujourd'hui, celle-ci, dépouillée de toute énergie politique, est devenue une pure juridiction morale, incarnation des valeurs universelles, championne du règne de la Vertu et tenancière des valeurs muséales du Bien et du Vrai, juridiction qui peut demander des comptes à tout le monde sans avoir à en rendre à personne.

Le Pen, il faudrait l'inventer. C'est lui qui nous délivre de toute une part maléfique de nous-mêmes, de la quintessence de ce qu'il y a en nous de pire. A ce titre, on doit lui jeter l'anathème - mais, s'il disparaissait, pitié de nous, livrés à tous nos virus racistes, sexistes, nationalistes (notre lot à tous), ou tout simplement à la négativité meurtrière de l'être social. En cela, il est le miroir de la classe politique, qui exorcise en lui ses propres maux, comme nous exorcisons en elle toute la corruption inhérente au fonctionnement social. Même fonction corruptrice, même fonction cathartique. Vouloir extirper cela, vouloir purifier la société et moraliser la vie publique, vouloir liquider ce qui tient lieu du mal, témoigne d'une méconnaissance totale des mécanismes du mal, et donc de la forme même du politique. Les antilepéniens, jouant de la dénonciation unilatérale et ignorant tout de cette réversibilité du mal, en ont laissé le monopole à Le Pen, qui jouit ainsi, par son exclusion même, d'une position imprenable. La classe politique, en le stigmatisant au nom de la Vertu, lui assure la position la plus confortable, où il n'a plus rien d'autre à faire que rafler toute la charge symbolique d'ambivalence, de dénégation du mal et d'hypocrisie que produisent spontanément à son profit et comme à sa solde, ses adversaires se réclamant du bon droit et de la bonne cause. Son énergie lui vient de ses ennemis mêmes, qui s'empressent de détourner ses propres erreurs à son profit.

Il faut lire tout ce texte. C'est une vision d'un lucidité dérangeante, n'est-ce pas? Mais qui est toujours d'actualité, je pense, bien que l'on ne parle plus guère de Le Pen. On parle de Sarkozy maintenant, en le diabolisant comme on avait diabolisé Le Pen en son temps, ce qui est, sommes toutes, logique. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas s'opposer à la politique de Sarkozy.

interlude

Ça fait une semaine que je n'ai quasiment rien écrit sur ce carnétoile. Le temps passe vite et l'hiver m'est assez difficile en ce moment, je suis tout le temps fatigué et un peu morose. Le jour j'ai la tête dans mes cartes à la base secrète, du matin au soir. C'est un travail passionnant et que j'adore, faire des cartes, j'en rêvais quand j'étais petit. Encore aujourd'hui je n'en reviens pas qu'on me paye pour faire des cartes en tous genres, après tant d'années à faire des travaux qui ne me correspondaient guère ! C'est un travail qui demande beaucoup de minutie, de patience, d'attention aux détails, de sens esthétique, de connaissances diverses (statistiques, sociologie, géographie, graphisme, informatique), de concentration, de perfectionnisme; c'est un travail de nerd qui me va très bien et qui me plaît énormément. Mais en ce moment je n'ai plus guère envie d'autre chose. Il faut sans doute que je me secoue un peu. Je n'ai pas fais de photos depuis trop longtemps et ça me manque.

sarcasme

Freezing cold, no internet, boring: it's a French web 2.0 conference! | Technology | guardian.co.uk:
"Day one's keynote firesider was Paulo Coelho — the favourite author of that girl you met on the first day of university who spent her gap year in Thailand and like totally found herself. 'Everyone has something interesting to say,' Coelho said at one point, clearly showing that he's never had a conversation with one of his fans. "

bonne semaine en perspective

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Ah, oui ça va être joyeux !

femmes de présidents

Hier soir ou plutôt cette nuit j'ai regardé un reportage à la télévision sur les femmes des présidents de la Vème République française — je regarde très peu la télévision, la plupart du temps la télé est sur BBC World ou CNN mais sans que la regarde, juste pour entendre parler anglais en fond sonore quand je ne mets pas la radio sur mon iMac (BBC4 ou une radio iTunes pour avoir de la musique, quand je ne mets pas, non plus, de la musique à moi — j'adore l'accent des gens qui parlent sur BBC4, c'est une vraie musique, toutes ces diphtongues). Je regarde peu la télé parce que les émissions qui sont diffusées sont nulles sur les chaînes principales ou m'ennuient à mort sur Arte, et bien que je paie une somme assez rondelette tous les mois pour le câble et que j'ai une centaine de chaînes à ma disposition (un rêve quand j'étais enfant, sérieusement) je ne regarde que très peu les chaînes du câble. Il me semble qu'il y a de moins en moins de films intéressants ou qu'on n'ait pas vu quinze fois sur les chaînes hertziennes et que le films sont maintenant réservés aux chaînes payantes, il me semble aussi qu'il y a de moins en moins de séries de qualité et comme les séries consistent l'essentiel de ce que je regarde (avec de temps à autre un documentaire animalier, oui j'aime les petites bêtes) je ne regarde quasiment plus la télé que quand je suis désoeuvré ou que j'ai une insomnie.

Enfin bref, j'ai regardé cette nuit ce reportage sur les femmes de présidents. Il n'est pas difficile de comprendre pourquoi, à la notable exception de la première Madame Sarkozy et de Danièle Mitterrand, je les ai trouvé bien plus sympathiques que leurs maris, c'est qu'elles sont un peu éloignées des combats politiques de leurs époux et restent alors assez indemnes des reproches adressés à ceux-ci. Et pourtant on constate que ces dames sont pour beaucoup dans la carrière de leurs maris, Anémone Giscard D'Estaing était une militante, Madame Chirac avait une certaine influence, Cécilia Sarkozy libéra les infirmières bulgares, Danièle Mitterrand influença la politique étrangère du pays — il est possible que Mitterrand ait invité Castro en France pour que Danièle arrête de lui piétiner la prostate avec le Lider Maximo... Enfin, ça faisait plaisir de revoir ces dames, Madame Pompidou est une très vieille dame squelettique à la peau transparente (elle fait peur, vraiment, on met un moment à s'habituer à son image et pourtant elle semble une personne très digne et encore pleine d'esprit), Madame Giscard est bien conservée, Madame Mitterand met mal à l'aise ou agace, c'est selon, mais ne semble pas trop affectée par la vieillesse, Madame Chirac ne change pas d'un poil (si j'ose dire) et Carla Bruni-Sarkozy est vraiment la plus belle (même en tenant compte de son relatif jeune âge, relativement aux autres ex-premières dames s'entend) — franchement il y a de quoi être fier de la femme du président, elle est belle et intelligente, pleine de talents artistiques, elle a beaucoup de classe et de distinction.

Chacune de ces dames a dû avaler des kilomètres de couleuvres dans sa carrière de femme d'homme politique et pas seulement une fois arrivée à l'Elysée. Claude Pompidou expliquait combien elle avait été atteinte par les allégations faites à son égard pour salir son mari lors de l'affaire Markovitch — son mari qui était un modèle d'intégrité selon elle , allant jusqu'à refuser d'acheter leur appartement de l'Ile St Louis parce qu'il était premier ministre. Anémone a été très affectée par l'affaire des diamants de Bokassa. Madame Chirac ne veut même pas parler ou entendre parler des affaires dans lesquelles on a voulu impliquer son mari. Danièle Mitterrand et Mazarine Pingeot. Et sans compter les frasques dont leurs maris ont eu la réputation d'être coutumiers. Quelles étaient leur motivations ? Comment et pourquoi ont-elles tenu bon? Ces questions le reportage n'y répondait pas.

La seule femme de président qui reste mystérieuse et effacée est Yvonne De Gaule — Tante Yvonne, comme on la surnommait (sans que je puisse me rappeler si c'était affectueux ou non, en fait j'ai très peu de souvenirs de Tante Yvonne).

Il y avait quelque scènes touchantes et amusantes : Georges Pompidou (nous avons eu aussi un président qui se prénommait Georges) tendant un briquet allumé à sa femme en lui disant "tiens bibiche" — appeler sa femme "bibiche" voilà qui est bien daté et qui sent bon les années 70 telles que je m'en rappelle; Madame Chirac passant un savon au Directeur des Postes de la Corrèze qui a eu l'audace de décider la suppression du bureau de poste du village de Saran, où Madame est conseillère municipale ("vous savez que c'est le village du président Chirac, non? et mon village; vous savez que Jacques Chirac est président de la république, non? comment avez-vous pu penser supprimer le bureau de poste?" et le malheureux type s'embourbant dans ses réponses pour finalement annoncer qu'il ne supprimait plus le bureau de poste).

incompetence

Charlie Brooker on exhaustion and incompetence | Comment is free | The Guardian:
"I practise incompetence at an Olympian level. It recently took me 21 days to get round to replacing the lightbulbs in my kitchen, which for several weeks had been blowing one-by-one until finally the room was plunged into darkness. For 21 days I had to feel my way into the room like a blind man, then prop open the fridge door in order to have enough light to be able to see. Your eyes get used to it after a while. So does your brain. It became a routine. Soon opening the fridge felt as natural as flipping the light switch. Standing there, chopping onions in the artificial gloaming, all felt well with the world. It took an incident with a broken glass on the floor and a shoeless foot to nudge me in the direction of the nearest lightbulb stockist, and even then I instinctively used the fridge as an impromptu lamp for another two days before re-acclimatising myself to the concept of ceiling-based light sources."

(Via Linkmachinego)

notule dominicale

Encore un dimanche gris, mais vraiment gris et avec du brouillard et glacial par dessus le marché, un dimanche où l'on ne voit pas une minute le ciel ni le soleil, un dimanche à ne pas mettre un pied dehors et donc se consacrer à d'autres entreprises que d'aller se balader — flâner dans Paris commence à me manquer sérieusement — comme quelques tâches ménagères, flâner sur le web, écrire sur son blog pour se plaindre, lire. J'ai une traduction à faire mais je n'arrive pas à m'y mettre et pourtant je crois que j'aimerais bien mais la tendance à la procrastination est devenue quasiment pathologique chez moi, au point de ne pas poster sur ce carnetoile aussi souvent qu'il serait raisonnable de le faire.

Depuis que nous avons sommes passés à l'heure d'hiver je ne me suis plus promené dans Paris comme j'aime le faire, comme je le faisais avant le changement d'heure le soir après le travail à la Base Secrète, car maintenant quand je sors du boulot il fait nuit depuis longtemps, il fait froid, il pleut, et bien que j'ai toujours envie de marcher et de faire des photos je crois que ne supporte plus la nuit et le froid et la pluie. C'est peut-être parce que je vieillis, mais il y a encore un an et demi ça ne me gênait pas de rentrer à pied de mon ancien job à chez moi par tous les temps et à toutes saisons (peut-être parce que la tension dans mon ancien travail et l'ennui profond que je ressentais alors dans ce travail m'obligeaient à marcher pour retrouver un semblant d'équilibre avant de rentrer chez moi, pour évacuer l'ennui et la tension et la morbidité de la journée). Je pourrais aller me promener le midi mais là je n'en ressens pas le besoin et il faut aller déjeuner de toutes façons et il y a trop peu de temps disponible et il y a cette pression sociale à aller déjeuner avec les collègues, que si vous ne le faites pas, vous vous détachez de l'équipe, vous vous mettez quelque peu en marge, marge qui s'étend et s'élargit avec le temps et vous finissez par être considéré comme un asocial, quelqu'un qui n'aime pas ses collègues ou plutôt qui s'emmerde avec eux donc qui les considère comme des gens ennuyeux et pas digne d'intérêt et ça fini par vous plomber la vie au travail, les collègues en viennent à vous ignorer plus ou moins et quand vous avez envie d'une oreille attentive et accueillante et quand vous avez envie d'un peu de chaleur humaine ou d'un petit service il n'y a plus personne.

Et donc je ne marche plus dans Paris comme j'aimais le faire, ça ne me manque pas de ne plus passer par la place de Clichy ou le square des Batignolles ou l'église des Batignolles, la rue des Batignolles, l'avenue de Clichy, la rue Championnet où, de toutes façons, j'avais plus que marre de passer tous les jours, tous les soirs, tous les midis, au point qu'encore aujourd'hui je ne puis regarder les photos que j'avais fait alors de ces lieux de ces rues et places, photos que je faisais tous les jours, tous les soirs, même quand il faisait nuit et froid et qu'il pleuvait, mais ces rues ces places, ces avenues, la librairie de Paris place de Clichy, la rue Brochant sont maintenant dans ma mémoire associés à ce travail morbide, ce travail d'esclave salarié que je faisais il y a un peu plus d'un an maintenant et dont je me suis heureusement tiré pour aller bosser à la Base. Il me falloir un peu de temps avant de pouvoir regarder le XVIIème arrondissement avec sympathie. Maintenant je travaille à l'autre extrémité de Paris, le XIVème arrondissment, le quartier de la Gare Montparnasse et je me demande comment on peut ne peut pas aimer ce quartier vivant et animé, aux petites boutiques étonnantes (on se demande comment certains commerçants qui sont dans un tout petit créneau arrivent à survivre économiquement) et la rue de Rennes et la proximité de St Germain des Près et Saint Sulpice (mon église préférée) et du Quartier Latin.

Je ne supporte plus très bien le gris, le froid, la nuit qui tombe de bonne heure, si tant est que j'ai un jour bien supporté l'hiver et je ne crois pas que j'ai un jour aimé l'hiver sauf la neige. La pluie c'est différent : entendue sur les toits ou sur les vitres quand on est à l'abri je trouve la pluie très agréable, peut-être parce que ça fait un bruit blanc très relaxant, enfin relaxant pour moi, comme le bruit de la douche, un peu; l'été je trouve très agréable la pluie d'orage qui tombe à gros traits à la fin d'une journée étouffante (mais c'est bon aussi les jours étouffants de chaleur), je trouve sainte et rafraîchissante la pluie d'été de l'ouest, tiède et douce, fine et pure qui lave la poussière des rues et des toits et apporte une douce tiédeur bienvenue.

Dans 15 jours maintenant je serais à Houston, avec un peu de chance. Faire des affirmations comme ça me semble toujours tenter le sort et je dis, j'écris "avec un peu de chance" à chaque fois pour conjurer le destin. Donc j'espère voir un peu le soleil et le ciel bleu là-bas, je doute que nous aillons de la chaleur mais au moins un peu de douceur serait la bienvenue.

crabe géant !

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This is not shopped. This is not a hoax. That is a giant crab on a garbage can. They're native to Guam and other Pacific islands. Coconut crabs aren't endangered, per se, but due to tropical habitat destruction they are at risk. In WWII, American soldiers stationed in the Pacific theater wrote home with tales about entire atolls being covered in the armor-plated giants. These crabs can crack a coconut in one swipe; but they're generally too slow to be very dangerous to humans. Children pass lazy afternoons by picking the crabs off tree trunks and watching them crash to the ground; it's reportedly great fun. And kind of messed up.

Strange, Rare, Endangered Species: Amphibians, Reptiles, Birds, Mammals and More Rare Animals | WebEcoist {en}

The Art of the Title Sequence

The Art of the Title Sequence {en} est un blogue vraiment beau avec de belles choses dedans, spécialisé dans les génériques de films. Avec des commentaires et des notes historiques pour chaque générique et le générique lui-même en quicktime haute qualité.

À voir entre autres celle-ci, d'un de mes films préférés.

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clear to land


Si vous vous êtes déjà demandé comment on faisait atterrir un 747 et ce qui se passait dans la cabine de pilotage à ce moment là, cette vidéo est pour vous ! Filmée dans la cockpit d'un Boeing 747 de Virgin Atlantic lors d'un atterrissage à SFO (San Francisco International), cette vidéo est d'excellente qualité.
Et j'adore l'accent du commandant de bord, en plus.

Truman Show Syndrome

Psychology: "Truman Show Syndrome" Makes Life Seem Like Reality TV:
"In The Truman Show, Jim Carrey played the unwilling star of the world's most popular reality show, living his life on a giant soundstage with actors playing his friends and family. Now psychiatrists are seeing the rise of a new kind of delusion: People believe they are living out Truman Shows of their own, convinced that their every move is being filmed and every moment contrived by television producers. Researchers fear pop culture may be to blame."

(Via Frolix 8.)

premier décembre

Comme d'habitude le premier jour du mois il y a la queue au distributeur de cartes oranges à l'entrée du métro. Un type arrive et d'un coup sec, sans forcer, sans se presser, d'une geste précis et décidé, ouvre la porte normalement réservée aux handicapés ou aux poussettes, porte grillagée qui normalement s'ouvre à distance, sur demande par interphone. Le type est royal, d'une dignité et d'une élégance extraordinaire dans le menu larcin. Il s'est dirigé vers la porte grillagée et l'a ouverte, simplement, sans façons, comme si c'était une action parfaitement normale, comme si c'était la seule chose à faire et probablement c'est ce qu'il fait tous les jours. Plein de gens qui faisaient la queue se sont engagés à sa suite, sans la moindre hésitation.

Il fait gris et sombre, on est le premier décembre, c'est tout juste si le jour se lève et d'ailleurs quand il voit le temps qu'il fait il se recouche aussitôt, le jour.

message personnel

Je ne voudrais pas avoir l'air de quémander (si?) mais ça serait sympa de sa part si AFR m'offrait Conan le Texan pour Noël. Oui, je sais, j'ai été très jaloux de ce livre car moi aussi j'aurais bien aimé faire un travelogue en couleur sur New York à l'occasion de la parution du Nero Wolfe. Mais maintenant ça va, et dans trois semaines je serais au fin fond du Texas pour fêter Noël, alors je le vaux bien, non?
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