lendemains de fête


Ambiance familiale ultra-moderne : C*, P* et moi les uns à coté des autres sur la grande table avec chacun notre laptop, branchés au net. Il pleut. La grand mère prend son petit déjeuner en nous observant d'une oeil un peu interdit, décidément la modernité est bien étonnante.

La super-méga-fête s'est bien passée. Il a fait beau ce qui est quasiment miraculeux vu le temps aujourd'hui! Bonne ambiance, des gens charmants, on a bien déjeuné... J'ai vu des gens que je n'avais pas vu depuis longtemps, et même des gens que je ne connaissais pas. Un regret : ne pas avoir plus bavardé avec mon cousin Jacques, le cinéaste. Pas eu le temps, ni l'occasion et il est reparti de bonne heure. Jacques, si tu me lis, j'espère qu'on pourra diner ensemble un de ces soirs à Paris, dès que je serais rentré de vacances!

M* a recueilli trois tous petits mulots orphelins! Il faut les faire téter toutes les 4 heures. Ils grandissent bien, c'est surprenant!

Bon, aujourd'hui voyage éclair à Paris cet après-midi pour ramener la grand mère (arrière grand mère, même pour les plus jeunes) chez elle. Un allez-retour de deux heures de trains, j'espère sans problèmes (allez les gars on croise les doigts!) et je rentre à la campagne. Demain retour à Kereven...

J'en ai eu marre du mauvais temps soudainement et je suis sorti marcher avec C*. Nous avons fait un grand tour d'une heure dans la campagne et c'était superbe, les chemins creux bordés de talus, les manoirs bien cachés derrière des murets moussus et les allées d'hortensias. On s'est un peu perdu, mais arrivé au sommet d'une éminence nous avons pu nous repérer et rentrer à la maison. Le paysan voisin a épandu du lisier de cochon dans ses champs, résultat ça sent un peu la merde dans la campagne environnante, mais c'est une odeur à laquelle il faut s'habituer quand on vit ici. La campagne bretonne sent souvent la merde, il faut le savoir. Dans le temps, quand je faisais le voyage en voiture avec J*, on savait qu'on arrivait en Bretagne parce que du coté de Vitré il y avait des relents de lisier dans l'air. Bon, je prends une résolution, désormais qu'il pleuve, qu'il vente, j'irai marcher tous les jours environ une heure, au moins. Ça fait du bien à l'humeur, au corps, ça détend, c'est bien.



Sinon ce soir nous sommes allé faire un tour aux "Jeudi du Port" à Brest. Un bagad sur la grande scène. La bombarde est un instrument de musique qui doit être joué dans les champs et solitairement. Plusieurs bombardes ensembles et c'est une sorte d'énorme beuglement nasillard. Faut être tombé dedans quand on était petit pour aimer ça.

Bref, j'arrête de dire du mal de ce pays que j'adore, par ailleurs. Les gens sont adorables, gentils et serviables, la campagne est belle, l'océan et la côte sont magnifiques. Il n'y a guère que le climat, le lisier et la bombarde sur lesquels j'aurais des réserves à émettre, mais nul n'est parfait!

Dîner dans un sushi bar sur le port, excellent en tout point, accueil sympathique, poisson très frai, cuisine parfaite, dessert délicieux...
Demain direction Chinon pour le Grand Rassemblement Annuel de la famille.

en vrac

Bon, et si on faisait un petit billet "en vrac" pour ceux qui ne vont jamais sur mon eskimo?
[en] désigne la langue de la page liée.
  • Comment utiliser toutes les fonctions de correction automatique de Word (en anglais, mais facilement utilisable et transposable en Français)
  • Things I wish I'd known when I was younger [en] : une petite récapitulation pleine de sagesse, je suis d'accord avec tout!
  • Snowball's Chance [en] une nouvelle gratuite de Charles Stross (Sci-Fi)
  • Swarm Behavior [en] un article passionnant sur le comportement des (en) essaim par le National Geographic Magazine
  • ParisAvant.com [fr] un site qui présente des vieilles cartes postales de Paris (vers 1900) et les re-photographie de nos jours, très chouette.
  • Restaurants japonais recommandés par le Comité d'évaluation de la Cuisine Japonaise [fr], à Paris et en province, pour trouver des vrais, authentiques, restaus japonais à Paris, souvent tenus par des chinois en fait. Mon favori, Foujita, s'y trouve.
  • Periodic Table of the Internet [en], une table des sites web 2.0 bien organisée, intéressant. Du même ordre on peut consulter le Web Trend Map 2007 Version 2.0 [en], organisé comme une carte schématique de métro, bien trouvé aussi.
  • Une liste de 45 Best Freeware Design Programs [en], des logiciels gratuits de graphisme en tout genre, je ne savais même pas que les trois quarts existaient mais je pense en essayer quelques-uns.
  • Je me marre toujours autant à regarder les "Têtes à claques" [fr] en joual, bien sûr!
  • Adrian Tomine est un auteur - dessinateur de bédés américain, cet interview [en] de lui est très intéressant.
  • HBO / Voyeurs [en], difficile d'en parler sauf pour dire que ça doit absolument être vu. En gros : vous êtes dans une ville et vous regarder par la fenêtre des gens! Très fort travail graphique.

pluie et grenouilles


Pluie toute la journée, pluie bien raide suivie par un crachin très serré en fin de journée. Le reste du pays était, paraît-il, sous le soleil. Sauf nous. Ça arrive souvent dans ces contrées Brestoises. Je n'ai pas beaucoup bougé ces deux jours. Fait quelques photos assez insatisfaisantes hier, rien aujourd'hui. Pas mal joué avec les kids. Je leur invente des histoires. Aujourd'hui j'ai carrément improvisé de A à Z, je n'avais que le titre au départ et donc une sorte de thème général! Je suis content de ce que j'ai réussi à composer avec ces maigres éléments et mon imagination. Il faudrait que je la note cette histoire, au moins le synopsis. Et il faut que j'en invente tous les jours. Ça c'est pas trop difficile et c'est amusant d'improviser et de voir dans les yeux des mouflets qu'ils sont passionnés. Faut dire qu'ils sont bon public et qu'ils adorent qu'on leur raconte des histoires, ça aide! J'ai tendance à créer mes histoires (du soir) par séries. En ce moment je suis sur la première saison des aventures de la Petite Grenouille dans la Marre de L'Essart. Pour le moment il n'y a que deux épisodes de sortis mais je me suis engagé sur un épisode tous les soirs. Il faut que je commence à y réfléchir pendant la journée sinon je risque le trou le soir au moment crucial!

L'hémorragie se poursuit au PS avec Attali qui va présider une commission de je ne sais plus quoi, voulue par Sarkozy.
Dans un sens je les comprends tous ces types du Parti Socialiste qui acceptent les missions que Sarkozy leur propose, les Attali, Kouchner, Lang, Védrine, Strauss-Khan et autres. Ils sont tous relativement âgés et savent que Sarkozy est, sauf miracle, au pouvoir pour dix ans. Pourquoi attendre pour faire quelque chose d'utile et de valorisant, pour reprendre une parcelle d'influence sur le cours des choses, les affaires du pays ou internationales, ce qui compte vraiment. Et surtout ils se demandent s'ils pourront attendre. Et attendre quoi? Une éventuelle nomination à un poste intéressant en cas d'une hypothétique victoire de la gauche? Mieux vaut saisir la proie tout de suite, puisqu'on leur propose. Surtout des gens comme Kouchner qui est plus libéral que Sarkozy, très atlantiste, blairiste, dont on se demande ce qu'il faisait, de toutes façons, au PS. Ou comme Jean-Marie Bockel, un autre transfuge, qui prône depuis des années pour le recentrement du PS et qui doit en avoir marre d'attendre. Tout cela est logique et fait bien les affaires de Sarkozy.

Le Tour de France devient de plus en plus croustillant, tous les jours il y a un coureur (et non des moindres) convaincu de dopage. Et le maillot-jaune lui-même est fortement soupçonné... J'ai lu dans Le Monde les techniques d'auto transfusion ou d'hétéro transfusion, et c'est vraiment immonde. On m'a raconté (je ne sais pas si c'est exact) que les types ont le sang visqueux et comme ils ont le coeur qui bat très lentement, la nuit — dans leur sommeil, ils descendent jusqu'à 30 pulsations / minute — ils sont parfois obligés de s'équiper d'une alarme parce que leur coeur s'arrête carrément de battre, l'alarme les réveille et ils sont obligés, en pleine nuit, de faire un tour de vélo d'appartement pour relancer la machine et faire circuler le sang. C'est du moins ce qu'on m'a raconté.

tout fout le camp!


La nuit dernière (dimanche à lundi) on a eu du vent force 8, ça soufflait bien et c'était berçant à souhait. J'ai écouté et le vent et la pluie et j'ai dormis comme un loir après avoir lu Thierry Vernet (la correspondance qu'il a envoyé à sa famille pendant le voyage de "L'Usage du monde" avec Nicolas Bouvier). Réveillé aux aurores (7h30, hum!) par P*.

Ce matin temps maussade, pluie, moins de vent, ciel gris bouché, pas plus de 15°. Nous sommes allés à Brest, Y* et moi. Là, dans un magasin de plongée sur le port, j'ai découvert un document hilarant prévenant les vacanciers (en anglais) du danger des dauphins apparemment apprivoisés du Finistère. Ils sont deux, Randy/Andy et Jean Floc'h (cherchez pas, ce sont leurs noms), deux dauphins adultes, habitués à la présence des humains, mais pas si inoffensifs que ça. Si on en croit l'affichette ce sont même deux gros pervers. Les vacanciers sont prévenus : "they trie to dominate humans" (je cite de mémoire) [ils essayent de dominer les humains] et puis il y a pire : "they tend to engage in sensual, even sexual, behavior (penis showing)" [ils ont tendance à avoir un comportement sensuel et même sexuel (montrer leur pénis)]. Voilà, Jean Floc'h et Randy/Andy sont des exhibitionnistes! Il est même recommandé de ne pas laisser les enfants les approcher... Vous me direz, avec bon sens, qu'il est dangereux d'approcher un animal sauvage et de tenter de jouer avec lui. On n'aurait pas idée de faire ça avec un ours, un tigre où même un chien errant. Mais parce qu'il s'agit de dauphins qui, en plus, ne se sauvent pas quand on les approche, les gens les prennent pour Flipper. Or les dauphins sont de gros obsédés. On le sait peu. Ce n'est pas dit aux enfants dans les Marinelands.

Un tour au Conquet ce soir pour vider le bateau d'Y* de la pluie qui s'est accumulée dedans ces derniers jours. J'ai appris que mon hôtel/restaurant/bar favori du Conquet, "Sainte Barbe" avait fermé et vendu pour y faire des appartements de luxe. J'ai passé des heures et des heures dans ce bar magnifique avec une vue fantastique sur le port et sur la mer. Des heures à contempler l'océan en sirotant un verre de citron pressé. Et leur délicieux gâteau au chocolat, et le fastueux plateau de fruits de mer du restaurant. Tout fout le camp!

Ce soir diner chez "Un amour de pommes de terre", j'ai encore trop mangé. Demain je me remets au régime. Ce midi langoustines délicieuses.

Ah oui! un détail atterrant : alors que tout le monde se plaint du retard des trains ces temps-ci, je signale avec gourmandise que mon TGV Paris-Brest est arrivé dimanche soir dans "la cité du Ponant", avec cinq minutes d'avance!

quartiers d'été

Départ vers l'humidité et la fraicheur (relative), mais aussi vers mes quartiers d'été depuis 23 ans, la douceur et la tendresse familiale, la joie de mes petits neveux, le confort de la belle demeure... Avec une escapade à la maison de la campagne pour une fête géante de famille. Ensuite les retrouvailles avec les amis du Sud qui viendront se rafraichir le corps et les idées en Bretagne. J'emmène Karl 4 (un ordi) et grâce au miracle du WiFi et du haut débit je pense rester branché, updater ce blog et empreintes. See you there...!

photographie

"[Photography] can offer us, I think, three verities - geography, autobiography, and metaphor. Geography is, if taken alone, sometimes boring, autobiography is frequently trivial, and metaphor can be dubious. But taken together ... the three kinds of representation strengthen each other and reinforce what we all work to keep intact - an affection for life"
Robert Adams

(la photographie peut nous offrir, je pense, trois véritées - géographie, autobiographie et métaphore. La représentation géographique seule est ennuyeuse parfois, l'autobiographie est souvent triviale, et la métaphore douteuse. Mais prises ensemble... ces trois types de représentations se renforcent l'une l'autre et renforcent ce que nous essayons tous de garder intact - un amour de la vie")

réel et acceptation

" Au fond, il y a deux voies : accepter ou refuser. Et chacun refuse d’abord. Comment ne pas refuser ce qui refuse de nous satisfaire? Comment ne pas refuser la mort, quand on veut vivre? La solitude, quand on veut être aimé? La tristesse, quand on veut le bonheur? Nous voudrions que le réel satisfasse nos désirs et nous constatons que ce n’est pas le cas ; alors, nous refusons le réel. Quel nourrisson ne pleure quand le sein se retire? Quel homme, quelle femme, quand l’amour s’en va? Pauvres petits enfants avides et frustrés que nous sommes! Toujours à chercher un sein, à nous y accrocher, quand le monde entier est là et se donne! Il suffirait de lâcher prise, d’accepter le sevrage, la séparation et c’est ce que nous ne savons pas faire. Quand la vie est décevante (elle l’est toujours pour qui espère), nous pensons que c’est la vie qui a tort. De là, ce que Prajnanpad appelle " le mental " qui est comme un double du réel que le désir s’invente pour se protéger de l’original. C’est la pensée, en tant qu’elle nous sépare du vrai. C’est le discours intérieur, en tant qu’il nous sépare du réel et du silence. C’est la vie rêvée, en tant qu’elle nous sépare de la vie et du bonheur. Tout le malheur des hommes vient de leur propension à décoller du réel, à s’installer en imagination ailleurs que là où ils sont, en somme, et de leur incapacité congénitale à épouser le contour mouvant des circonstances. "
André Comte-Sponville

Comme un mantra joyeux, ce sont des phrases que je me répête...

stream of thoughts un jour de pluie

Tiens, Blogger marche manifestement sur deux pattes avec Safari. Bizarre ça. Avec Firefox c'est pareil, pour l'utilisation quotidienne ça va, mais dès que je veux aller dans le template l'affichage déconne (sous Windows), je suis obligé d'utiliser Internet Explorer. Je me disais ce matin que je n'aimais finalement pas trop l'environnement Mac mais c'est peut-être parce que je ne suis pas habitué. Je me disais que l'idéal serait d'avoir une machine avec une partition Windows et une partition Linux. Tiens je ferais ça avec mon prochain PC!

Bon, jusqu'à maintenant la maison était super calme, Y* et C* faisaient la sieste, alors que les kids regardaient Chicken Runs sur la télé. Mais maintenant c'est fini, les parents dorment toujours mais les enfants chahutent à coté de moi. Il pleut depuis ce matin donc je ne peux pas les mettre dehors... Il va falloir que je les occuppe.

Jouer est une chose extrêment sérieuse pour les enfants et pour eux tout est un jeu donc rien n'est un jeu. C'est paradoxal. Mais quand je les vois se disputer et prendre les choses terriblement au sérieux pour savoir qui fera le fils ou qui fera le petit chien de la famille dans le jeu de rôle qu'ils viennent d'inventer, ou pour savoir qui aura le gobelet jaune ou le gobelet bleu, je me dis que la vie d'un enfant c'est terriblement sérieux. Dans ma vie j'ai tendance à essayer le plus possible d'évacuer la pression, en essayant de ne pas prendre les choses au sérieux. Je m'efforce de penser que c'est un vaste jeu. J'applique ce viel adage optimiste "don't sweat the small stuff"! Evidemment ça ne peut pas marcher tout le temps. Mais ça marche la plupart du temps pour moi (du moins depuis que je suis guéri de la dépression). Au fond peut-être ce qui distingue l'âge adulte de l'enfance c'est la capacité à relativiser, à attendre aussi. J'aime beaucoup les enfants mais je ne suis pas nostalgique de leur monde. Malgré leurs jeux et leur capacité de s'évader immédiatement dans un monde de rêve, je pense que l'enfance est une aliénation complête. Aliénés par les grands qui (pour leur bien, souvent) leur mettent sans cesse des bornes et des frontières, aliénés par leurs difficultés à relativiser.

Je suis très favorable à cette vielle institution soixantehuitarde : Summerhill. C'était très à la mode quand j'avais vingt ans, mais maintenant qu'une génération d'enfants aient été parfois abimés par des parents qui appliquaient n'importe comment les préceptes du Dr Neil (et du Dr Spock) on a l'impression d'un retour de bâton. Or Neil prônait (comme le dit le titre d'une de ses livres) la liberté, pas l'anarchie. C'est cette différence que les gens n'ont pas compris, ce qui a donné je ne sais combien de minots insupportables. Je crois profondément que le meilleur que donnait une éducation "à la Neil" c'était une confiance innébranlable en soi et le goût de l'indépendance et de l'autonomie, et je crois que c'est le mieux qu'on puisse donner à un enfant.

Bon, je vais sortir les kids, sous la pluie mais là il faut qu'ils sortent!

ouch!

Premier jour de vacances et je me suis bêtement fait mal au dos. J'ai un mal de chien par moment mais ça reste supportable. Cependant les efforts sont interdits. Ce qui tombe plutôt mal par ce que je dois aider ma soeur à s'occupper de ses petits enfants, mes petits neveux et nièces. Trois loupiots très sympa mais remuants. C'est d'ailleurs en essayant de vider une bassine en plastique pleine de l'eau avec laquelle je l'avais préalablement transformé en baignoire pour le plus jeune, que je me suis coincé! En fait une vielle blessure que je me suis fait il y a quelques jours mais qui était apparement presque guérie. Il fait enfin un temps estival (31° aujourd'hui).

blaireaux

UK military spokesman Major Mike Shearer said: "We can categorically state that we have not released man-eating badgers into the area.
"We have been told these are indigenous nocturnal carnivores that don't attack humans unless cornered."
BBC
Une rumeur à Bassora (Irak) faisait état de lâchage de blaireaux mangeurs d'hommes dans la région, par les troupes britanniques... Rumeurs démenties. Il semblerait que ce soient des ratels (Mellivora capensis) sorte de blaireau africain assez peu mangeurs d'hommes. Cependant le ratel a, d'après Wikipédia, mais c'est peut être aussi une rumeur, " la capacité de courir en arrière, fait unique chez les mammifères".

enfin l'été

Wow! 29°C. à Paris aujourd'hui, grand soleil, ciel bien bleu. L'été est revenu, on dirait. Ces deux semaines passées il faisait un temps à se tirer des balles! La météo annonce du beau pour ces prochains jours.

histoires de pression

La plongée sous marine est un sport dangereux, je le savais quand je la pratiquais, du temps où j'étais jeune et beau. C'est un sport vraiment intéressant où l'on fait des découvertes sensationnelles, un sport agréable en plus quand on aime être dans l'eau. Mais il faut être en bonne forme physique pour le pratiquer et avoir un matériel en bon état. Il n'y a pas de doutes que ça tire sur le physique, avec les transformations gazeuses qui interviennent à cause de la pression de l'eau. Je viens d'apprendre qu'il y avait eu un accident mortel ces jours-ci dans un club que je connais bien. Je ne peux rien dire de cet accident parce que je n'en connais les circonstances que par ouï dire. Du temps où je pratiquais je n'ai jamais eu personnellement d'accidents graves. A mes débuts j'ai sérieusement bu une fois la tasse en enlevant mon masque sous l'eau. Une fois alors que l'on faisait un exercice de respiration sur un seul détendeur à quatre, j'ai commis l'idiotie de relâcher l'air que j'avais dans les poumons en attendant mon tour d'avoir de l'air frais et donc je me suis retrouvé en apnée expiratoire, ce qui est intenable, direction la surface fissa, heureusement j'étais à 5 mètres de profondeur. Une fois aussi je suis partit avec une palanquée (une équipe de plongeurs) qui avaient tous (sauf moi) des bouteilles de 15 litres d'air alors que moi j'avais un 12 litres. Résultat je me suis retrouvé sur ma réserve d'air à 40 mètres de profondeur alors qu'il y avait des paliers à faire pour remonter en surface. Je me suis retrouvé à sec alors que j'avais encore au moins 5 minutes de palier à faire et j'ai partagé de l'air avec un collègue mais, étant devenu très léger parce que ma bouteille était vide, je n'ai pas pu me maintenir en profondeur et je suis remonté à la surface comme une bouée. Bref j'ai foiré mes paliers, ce qui est plutôt inquiétant et facteur d'accident. Heureusement il ne m'est rien arrivé ce jour là.

Les deux accidents de plongée les plus fréquents sont la surpression pulmonaire et l'accident de décompression. Ces deux accidents peuvent être mortels, et le sont fréquemment. En gros la surpression pulmonaire c'est quand vous remontez trop vite avec les poumons pleins d'air pris en profondeur. Avec la diminution de pression l'air se dilate et si vous ne le relâchez pas (par la bouche ou le nez) il fait littéralement éclater les poumons! L'accident de décompression c'est quand vous remontez trop vite tout court (on peut cumuler les deux, donc). L'air que vous respirez en profondeur est donné à la pression ambiante, pour mémoire à 10 mètres de profondeur la pression atmosphérique est multipliée par deux et ainsi la pression augmente d'un bar (une fois la pression atmosphérique) tous les dix mètres. Quand on remonte (nous l'avons vu) les gaz qui composent l'air se dilatent. Or le gaz principal qui compose l'air est l'azote, lorsque celui-ci se dilate trop vite (donc en fonction de la remontée, hein, vous suivez?), l'azote se dissous mal dans les tissus et le sang et forme des bulles. Des petites bulles (dans ce cas c'est pas trop grave) ou des grosses bulles, et on sait tous ce que ça fait d'avoir des bulles dans le sang, hein? Pour éviter l'accident de décompression il faut faire des paliers en remontant à la surface, c'est-à-dire donner le temps à l'azote de se dilater lentement et d'être dissous sans problèmes dans le corps.

Bien sûr on peut aussi avoir des tas d'autres accidents en plongée, c'est un sport qu'il faut pratiquer avec beaucoup de précautions. On peut avoir des barro-traumatismes (les tympans qui pètent sous la pression et de l'eau qui passe dans l'oreille interne, on peut avoir un accident cardiaque comme sur terre, on peut tout simplement avaler de l'eau dans les poumons et se noyer, on peut être drossé sur des rochers par une vague, on peut toucher un poisson malveillant ou piquant, comme une torpille ou une méduse, par exemple). Pour tous ces risques il y a des parades, certaines de bon sens (porter des gants) certaines qu'on apprend (équilibrer les oreilles). Si on respecte les consignes de sécurité, qu'on a du matériel en bon état et si on est en bonne forme physique c'est un sport comme un autre. Mais il faut toujours se rappeler que l'Homme n'est pas du tout dans son élément dans l'élément liquide et que le pénétrer c'est un peu comme aller sur une autre planète.

bloguer

The discipline of blogging, and the concomitant comments you receive from readers, will improve your thinking, researching, writing, editing, graphic design, and editing skills. You are in total control. You are writer, editor, publisher, and marketing expert. You have the freedom and responsibility for the entire production and distribution of your material.

I urge you all to seriously consider starting a blog tonight. It’s free and all it takes is about 5 minutes at most to start one.

The blog represents the first time in human history that any individual can have a voice on a level playing field with government, religion, and corporations. One blogger can start an investigation, provide an answer, or provoke an uprising that domination systems cannot control.

Angelo Ingrid

via Transnet

minutiae

Ces temps-ci j'écoute tout le temps le grand Neil Young et Andrew Bird. Il y a un temps pour ça, apparemment.

A part ça il fait toujours un temps aussi lamentable. Je suis en vacances dans une semaine (pour quatre semaines) et j'espère que ça va se remettre au beau. Une bonne canicule voilà ce qu'il faudrait. Aujourd'hui un magasin de bric à brac boulevard Barbès avait reçu quatre palettes de ventilateurs (bien entendu stockées sur le trottoir et la piste cyclable, j'ai l'espoir que la crainte d'un pillage certain les fassent rapidement ranger dans quelque arrière magasin...) Mais jusqu'à maintenant les périodes de canicule n'apparaissent que quand l'environnement est très sec, or dans nos régions on a battu des records d'humidité cette année. Ah! vivement les "dog days of summer".

Okay, il est de plus en plus probable que j'aille à New York City fin octobre. Cette perspective me met en joie. J'ai la patate en ce moment, bonne humeur et tout, bien qu'il semble que j'ai un peu perdu mon oeil photographique (je ne trouve rien d'intéressant à photographier), c'est quelque chose qui m'arrive parfois, ne pas s'en faire, ça reviendra.