Grands électeurs

Ne jamais oublier que les élections américaines se jouent État par État puisque ce sont les "grands électeurs" (GE) de chaque État qui élisent le président. Les "grands électeurs" sont proportionnels à la population de l'État et qui recueille le plus grand nombre de voix dans l'État, gagne TOUS les "grands électeurs" de l'État. Il faut 270 "grands électeurs" pour être élu.

Sur ce schéma on peut voir que Hillary Clinton est (à la date d'aujourd'hui) assurée de recueillir 226 "grands électeurs", il lui en manque 44 pour atteindre les 270. Pour elle les États où elle doit confirmer son avance sont une combinaison entre la Pennsylvanie (20 GE), l'Ohio (18 GE), le Michigan (16 GE) et la Floride (29 GE) ou la Caroline du Nord (15 GE) (et ne perdre aucun État "sûr" en plus, bien entendu).

Pour Trump c'est plus difficile car il n'a que 152 GE "sûrs" à date, il lui faut conquérir bien plus d'États qu'Hillary et une partie des États qui penchent pour elle actuellement.

Source : Princeton Election Consortium.

Billard à trois bandes

1 - Trump sort des énormités qui scandalisent tout le monde (sauf ses adulateurs);
2 - Paul Ryan (président (speaker) Républicain de la Chambre des Représentants) et John McCain dénoncent publiquement les propos mais pas le candidat;
3 - En rétribution, celui-ci annonce qu'il ne soutiendra ni le speaker Ryan ni McCain dans les primaires qui les opposent à des candidats Républicains plus à droite qu'eux-mêmes;
4 - Là-dessus, Obama déclare que Trump est complètement inapte à exercer les fonctions présidentielles et qu'il ne comprend pas comment Ryan et McCain ne se désolidarisent pas de Trump;
5 - Ce faisant il leur coupe toute possibilité de se désolidariser de Trump sauf à se décrédibiliser complètement;
6 - Obama fait donc d'une pierre trois coups, Trump, Ryan et McCain; boom! headshots !
7 - C'est mieux que The West Wing, sauf que ça se passe en vrai dans le pays le plus puissant du monde.

Quoi de neuf à Trumpland ?

De toute évidence les problèmes de personnalité de Donald Trump sont proches du pathologique. Voilà un type qui ne peut s'empêcher de s'en prendre violemment à tous ceux qui le critiquent publiquement, même quand son ressentiment va contre ses propres intérêts. Dans une campagne électorale il est, sinon normal, du moins courant, que les supporteurs des deux camps attaquent vivement le candidat d'en face sans, pour cela, provoquer de réactions outragées. Aujourd'hui nous voyons Trump dénigrer publiquement la famille musulmane d'un soldat mort au combat au prétexte que ces pauvres gens l'ont vertement critiqué à la Convention Nationale Démocrate (DNC), et puis dire qu'il avait envie de casser la gueule aux orateurs qui parlaient de lui à cette Convention, et aussi se moquer de la taille de Michael Bloomberg (ancien maire de New York), cracher sur la carrière d'un général qui n'est pas d'accord avec son idée de la politique étrangère des États-Unis. Il est clair qu'il n'a rien à gagner et même tout à perdre à s'en prendre à la mère éplorée d'un soldat mort au combat, par exemple, ou de se moquer de l'infirmité physique d'un journaliste. Le fait est qu'il ne peut s'empêcher de taper (et de préférence en dessous de la ceinture) sur tous ceux qui blessent son ego d'une manière ou d'une autre. Le fait est qu'il ne parvient pas à se contrôler même quand c'est son intérêt de le faire. D'où l'on peut conclure que son arrivée au pouvoir serait une catastrophe pour les États-Unis et compte tenu de la puissance et de l'influence de ce pays sur le monde, pour le monde entier.

Je pense même qu'au début, sa candidature était une façon de se venger de l'humiliation que lui a fait subir Obama au diner annuel des correspondants à la Maison Blanche, en 2011 (la veille de l'assaut réussi sur la maison de Ben Laden) et qu'il lui même été surpris que "ça prenne" !

S'il est battu, ce que je souhaite ardemment, je pense qu'il ne reconnaîtra jamais sa défaite, ce n'est pas possible pour son ego, il dira que les Démocrates et même l'establishment Républicain ont truqué les élections (il prépare déjà le terrain sur ce thème, cf. son discours d'hier soir), que les media ont été injustes avec lui et partiaux, qu'il a souffert de fausses rumeurs et de l'hostilité de tous les media vendus aux libéraux, etc. Jamais il ne fera un discours de concession, ce n'est pas possible compte tenu de sa personnalité borderline.

Trump n'a presque aucune chance de gagner ces élections et il le sait. Je crois que son but est d'endommager le système politique américain, de pratiquer la politique de la terre brûlée. Il sait qu'il peut tout se permettre et que l'électorat qui l'adule lui passera tout, même ses déclarations les plus scandaleuses et ses soutiens les plus inacceptables (comme l'ancien Grand Sorcier du KKK) et qu'in fine il pourra s'en tirer et instiller une défiance mortifère dans le système en disant qu'il a perdu parce que les cartes étaient faussées. Il n'a aucune intention de "pivoter". A-t-il même vraiment l'intention d'être Président ? Je n'en suis pas sûr.

Reprise !

D'un coup l'envie me revient de reprendre ce blog délaissé depuis trop longtemps. En cross-postant mes billets de Facebook dans un premier temps.

Le bonheur c'est simple

Quelques minutes de bonheur avec des chats doués pour ça.

Ça repose !

Couleurs primaires

Est-ce que Donald Trump peut remporter l’investiture Républicaine ? Je pense que oui. En tout cas il est bien parti pour. Les choses changent vite. Après le Super Tuesday les chances de Marco Rubio sont devenues minces, il n’a gagné qu’un seul État (le Minnesota) depuis le début des primaires et il n’est pas donné comme favori en Floride, État dont il est le sénateur. Ted Cruz a vu ses chances remonter grâce à ses victoire au Texas, en Oklahoma et en Alaska mais il n’a pas le soutien des caciques du GOP qui lui préfèrent Rubio. Cruz est detesté par tous ses collègues sénateurs. Mitch McConnel, le leader des Républicains au Sénat, préférerait certainement passer quatre ou huit ans avec Trump comme président que de rendre des comptes à Cruz. Il est trop tard pour arrêter Trump. La question qui se pose maintenant est : peut-il être élu en novembre prochain ? Les sondages nous disent que Clinton aussi bien que Sanders l’emporteraient s’ils étaient opposés à Trump, mais à ce stade de la compétition les sondages pour les élections générales ne veulent pas dire grand chose. Il suffit que Trump apparaisse un peu plus présidentiable et qu’il adoucisse son langage (et il est certain qu’il fera exactement cela) pour que ses excès d'aujourd’hui soient pardonnés et oubliés. Il sera le légitime représentant du Parti Républicain et la plupart de ceux qui le vomissent ces jours-ci se rallieront à son panache blond. Sanders ne sera probablement pas désigné par les Démocrates et c’est aussi bien par ce que s’il apparaît aujourd’hui électible comme président, son programme de gauche sera aisément caricaturé et dénoncé par les attaques du GOP (en particulier par les spots télévisés négatifs, les appels téléphoniques automatiques de masse, etc). Kerry a été pour une part descendu en 2004 par des attaques mensongères mais répétées sur son passé de soldat au Vietnam. Il sera facile de sortir des images très embarrassantes sur le passé politique de Sanders : sa lune de miel avec son épouse en Union Soviétique par exemple (!) Mais Sanders semble mal parti pour décrocher l’investiture des Démocrates à ce stade des primaires. Donc reste Clinton, elle est électible, mais avec les Clinton on ne sait jamais si un scandale ne va pas éclater (d’ailleurs l’affaire de son serveur e-mail personnel utilisé alors qu’elle était Secrétaire d’État n’est pas terminée) et elle ne manquera pas de faire une gaffe ou deux, comme tout le monde, pendant les longs mois qui nous séparent de l’élection de novembre. Ce qui me suggère que les jeux sont loin d’être faits et que cette élection sera probablement plus difficile pour Clinton qu’on pourrait le penser.

Super Tuesday

C'est aujourd'hui le Super-Tuesday, le jour où les primaires sont organisées dans 12 États à la fois et pas des moindres : Texas, Arkansas, Colorado, Alaska, Oklahoma, Minnesota, Tennessee, Alabama, Géorgie, Virginie, Massachusetts, Vermont. Côté Républicain, Donald Trump est donné gagnant partout sauf peut-être au Texas (l'État de Ted Cruz). Si Trump gagne une majorité d'États il sera très bien placé pour recevoir l'investiture Républicaine lors de la Convention qui aura lieu en Juillet prochain, mais il devra encore batailler dans les primaires suivantes pour remporter une majorité de délégués à cette Convention. Côté Démocrate, après sa victoire éclatante en Caroline du Sud samedi dernier, Hillary Clinton devrait remporter une majorité des États du Super-Tuesday et augmenter son avance sur Bernie Sanders.

Ces derniers jours Trump a tout fait pour s'aliéner les Républicains modérés, après avoir copieusement insulté ses adversaires Marco Rubio et Ted Cruz, il a refusé, sur CNN, de désavouer le soutien reçu de David Duke, ancien membre dirigeant du Klu-Klux-Klan et même a feint d'ignorer que le Klu-Klux-Klan était infréquentable. Un certain nombre d'élus du GOP ont déclaré que jamais ils ne voteront ni ne soutiendrons Donald Trump. S'il obtenait l'investiture on pourrait assister à un éclatement du Parti Républicain. Les conseillers d'Hillary Clinton sont déjà en train d’affûter arguments et spots télévisés dans le but de se rallier la frange modérée des Républicains et de détruire Trump.

Les chances de Cruz de gagner l'investiture sont désormais presque nulles, Rubio n'est pas encore battu mais ses espoirs commencent à mincir dangereusement. Les caciques du GOP craignent ouvertement désormais une victoire de Trump et réfléchissent à un moyen de le descendre en plein vol. Jusqu'à maintenant rien n'a fonctionné. Trump peut tout se permettre, tout dire, ses fans l'adulent. Malheureusement pour lui, et heureusement pour tout le monde, cette adulation s'arrête à plus ou moins 30 % des électeurs militants Républicains, c’est-à-dire quelques milliers d'Américains blancs et peu éduqués, ça sera peut-être suffisant pour arracher l'investiture du Parti mais un peu court pour gagner l'élection générale en Novembre.

Les primaires du New Hampshire

Trump arrive en tête côté Républicain, suivi de John Kasich (gouverneur de l'Ohio et vraie surprise de ces primaires); Ted Cruz, Jeb Bush et Marco Rubio sont quasiment à égalité à la troisième place mais très loin derrière. Du coup, Carly Fiorina et Chris Christie abandonnent la course à l'investiture.

Chez les Démocrates, Bernie Sanders inflige une sévère défaite à Hillary Clinton. Sanders ne gagne que peu de délégués dans cette élection mais beaucoup de crédibilité.

Et maintenant tout le monde part en Caroline du Sud pour les primaires de cet État qui auront lieu le 20 février pour les Républicains et le 27 pour les Démocrates.

Réforme constitutionnelle

L'Assemblée Nationale a adopté l'ensemble du projet de loi constitutionnelle par 317 voix contre 199 et 51 abstentions. La loi va maintenant aller devant le Sénat qui devra la voter en termes identiques et ensuite la révision constitutionnelle devra être votée par le Congrès par au moins une majorité des 3/5èmes des suffrages exprimés.
165 députés Socialistes ont voté pour, 83 contre et 36 abstentions, 111 pour, 74 contre et 8 abstentions chez Les Républicains. On est au-dessus des 3/5èmes des exprimés (310) mais c'est short ! Je crains fort que cette réforme constitutionnelle ne passe pas l'hiver.

Les primaires Américaines (2)

Une semaine après les primaires de l’Iowa on vote aujourd’hui dans le New Hampshire.

Côté Républicain les primaires de l’Iowa ont été remportées sans bavures (si j’ose dire) par Ted Cruz, devant Donald Trump et Marco Rubio. Côté Démocrate c’est Hillary Clinton qui l’a emporté, mais d’un cheveu, sur son rival Bernie Sanders.

Marco Rubio devient de facto le candidat de l’establishment Républicain face à l’extrémiste de droite Ted Cruz et au complètement cinglé Donald Trump. Chez les Démocrates le doute commence à s’installer chez les partisans d’Hillary Clinton, d’autant que Bernie Sanders est donné favori dans le New Hampshire (c’est l’ancien sénateur du Vermont, un État voisin, presque un enfant du pays et les Démocrates du New Hampshire sont plus à gauche que les autres).

Lors du dernier débat télévisé entre les candidats du GOP Marco Rubio a commis une grosse gaffe cruellement exploitée aussitôt par le gouverneur du New Jersey Chris Christie. Est-ce que cette gaffe va plomber Rubio et faire remonter Chris Christie ? Ted Cruz a été accusé par Ben Carson d’un coup bas tombant possiblement sous le coup de la loi en Iowa, est-ce que cette faute va menacer sa position dominante ? Donald Trump en a rajouté dans l’ignominie en déclarant qu’au cas où il serait élu à la présidence il rétablirait le waterboarding (technique de torture par simulation de noyade pratiquée par la CIA en Irak et à Guantanamo et interdite par le président Obama dès son arrivée au pouvoir) et même pire ! Ted Cruz ne voulant pas être en reste s’est déclaré alors, lui aussi, favorable au waterboarding. Parmi les exploits de Trump, le refus de participer à un débat organisé par Fox News (pourtant une chaîne de télé favorable et c’est un euphémisme, à la droite) sous prétexte que l’un des modérateurs dudit débat, une femme du nom de Megyn Kelly, lui avait posé des questions « irrespectueuses, voire hostiles » lors d’un précédent débat sur cette même chaîne. Un journaliste qui pose des questions irrespectueuses, on croît rêver ! Ses partisans ont applaudi. Les candidats Républicains donnent une image catastrophique de la politique Américaine et c’est, hélas, loin d’être terminé.

Chez les Démocrates la course à la nomination est plus policée. Les très bons résultats de Bernie Sanders dans l’électorat Démocrate font craindre aux partisans d’Hillary Clinton un scénario semblable à celui de 2008, avec un Barack Obama sorti de nulle part, usant peu à peu Hillary Clinton jusqu’à l’emporter in extremis. Politiquement Bernie Sanders se situe sur la gauche du Parti Démocrate alors qu’Hillary est plutôt centriste.

En tout cas il semble que ces primaires cette année vont être longues et que les candidats ne sont pas près d’être départagés. Bien malin celui qui peux faire des pronostics fiables à ce stade, d’ailleurs personne de sérieux ne s’y risque, pas même le sorcier des prédictions statistiques Nate Silver, c’est dire.

Les munichois

En gros ce que dit Michel Onfray c'est que Daech (qu'il appelle d'ailleurs l'État Islamique) est un État comme les autres, avec son armée et ses soldats (sauf que ses soldats sont parmi nous), et que l'on doit trouver une solution pour s'entendre avec eux et en quelque sorte signer un armistice plutôt que d'aller les bombarder. Il commet une grosse erreur et je suppose qu'il en est conscient mais qu'il y tient par jubilation de provoquer, volonté de se démarquer, voire de prendre le contre-pied, de ses contemporains. Sa pensée sur ce point est erronée et munichoise (au sens de "la paix à tout prix même avec le diable").

Est-il possible qu'il pense sincèrement qu'arrêter de pilonner Daech et l'accepter dans le concert des nations nous attirerait leurs bonnes grâces et arrêterait les attentats et les menaces d'attentats ? Tout ce que je lis m'incite à penser, au contraire, que Daech pratique le takfirisme qui pose comme principe l'élimination de tous les non-musulmans ou leur conversion à leur obédience islamique et de tous les musulmans qui ne pensent pas comme eux. Tout ce que j'apprends de Daech me fait penser que son idéologie est absolument contraire avec toutes les valeurs qui nous sont chères de démocratie, de tolérance, de respect des différences en particulier religieuses. Comment ne pas voir que ce soi-disant État n'en est pas un mais une secte apocalyptique, jusqu’au-boutiste et terroriste. Comment appeler soldats ces fanatiques qui tirent sur des civils sans défense. Quand Onfray dit que "une trêve pourrait être conclue entre l'EI et la France pour que son armée dormante sur notre territoire pose les armes" il est soit d'une naïveté inouïe soit d'une ignorance totale. Quoiqu'il en soit cette idée me fait irrésistiblement penser aux partisans des Accords de Munich de 1938 qui choisirent la paix c'est à dire la faiblesse et le renoncement face à la détermination des Nazis. On a vu ce que ça a donné. Et comme Churchill le déclara alors on est tenté de dire à Michel Onfray : "ils devaient choisir entre le déshonneur et la guerre. Ils ont choisi le déshonneur, et ils auront la guerre".

Comprendre

Depuis le 13 novembre je m'efforce de lire un grand nombre de choses sur Daesh, le terrorisme, les attentats, l'islam, ce qu'il faut faire maintenant. J'ai la conviction que la connaissance vaut mieux que l'ignorance et c'est ce qui me pousse à chercher à en savoir plus sur tous ces sujets. Il ne faut pas le cacher c'est aussi ma façon à moi de mettre les attentats à distance donc de lutter contre l'inquiétude, la peur et la colère. Mais mes efforts pour comprendre ne me mènent pas très loin. Il m'est impossible de comprendre l'état d'esprit des adeptes de Daesh. Il m'est difficile de de me faire une opinion sur ce qu'il convient de faire pour détruire cette engeance et nous protéger. Tout juste suis-je persuadé qu'il faut les réduire à l'impuissance, au moins, mais par quels moyens ? J'attends encore de voir un plan d'action vraiment réfléchis et intelligent.

Légère saturation

Quand tu te rends compte que c'est avec impatience que tu attends les conférences de presse télévisées en direct du procureur de la république de Paris François Molins à la télé (avec son petit accent du sud qui fait passer les trucs inouïs qu'il raconte pour une galéjade), tu sais que les temps sont durs et qu'il faudrait que tu débranches un peu.

Ça m’énerve !

Après le 11 septembre 2001 j'avais été surpris et outré par les "intellectuels" qui disaient en substance "C'est dommage mais ils l'ont bien cherché". Aujourd'hui, après le 13 novembre 2015, je ne suis plus surpris mais toujours outré par ceux qui disent exactement la même chose. Cependant, comme il s'agit maintenant de mon pays et de ma ville, ça me touche et me révolte encore plus.

En fait deux catégories de déclarations me mettent en colère : ceux qui disent en substance : "on l'a bien cherché" (comme Michel Onfray) et ceux qui jubilent plus ou moins ouvertement parce que ces attentats confirment leur idéologie raciste et/ou antiremplaciste et que ça touche en priorité ces "bobos" cosmopolites qu'ils méprisent ou détestent (comme le fait Renaud Camus).

Vils flatteurs !

Daech, dans son communiqué de revendication, appelle Paris "la capitale des abominations et de la perversion". Vils flatteurs !